Mon. Germ. Scripl., XII, i
3. Acta SS. 2 5 inaii ; ex libro censuali Cencii Camerarii. u In ingressu ipsius civitaiis, regionem Laleranensem ad Coloseum feiro et flamma conibussit. » — Liber poiilificalis, U, 290. « Regiones iilas circa Lateranum et Colosseuni positas, igné combussit. » — Mon. Germ. Scrip' tores, XH, i65. « Maximam Urbis partem incendit , civium plurimos interfecit, ecclesias subruit, mulieres conjugatas, vinctis post tergum manibus, violenter prius oppressas, ad tabernacula adduci praecepit. »
4. De Rossi. Bulletino di archeologia cristiana. 1879, p. 81.
5. Liber pontificalis, II, 3o5. " Ecclesiam Sanctorum llll Coronatorum, quae tempore Roberti Guiscardi, Salernitani principis, destructa erat, a fundamentis refecit. »
breuses guerres avaient dévasté ses possessions et dépendances'. L'autel majeur avait été brûlé et il était encore en ruines lorsque, en i 1 1 2, Pascal II y fit faire des fouilles pour découvrir les reliques qui y étaient conservées. Une inscription du xii"^ siècle dit que ce pontife « jussit cavare sub nZ/ar/^ quodpriuscombustum et fractum fuerat '.»
Et cependant c'était un des sanctuaires les plus vénérés de Rome; un grand nombre de corps saints y avaient été ensevelis, nous dit la bulle pontificale que nous publions ci-dessous, et il était inconvenant de les priver du culte qui leur était dû : « indignum valde videretur ut tôt sanclorum corpora, qiiae in eadem fuerant ecclesia lamulata, per tanta temporis interstitia^ congruis carerent offîciis -\ » C'étaient les reliques extraites des Catacombes, que le pape Léon IV y avait déposées vers 85o. Le Liber pontificalis nous en donne la liste dans la vie de ce pape ; dans cette longue énumération, nous relevons des noms de saints pour lesquels les Romains avaient une dévotion toute particulière : Aquila et Prisca, Marius, Audifax et Abbacuc, Hippolyte, Felicissimus et Agapit, enfin la mention des tètes de S. Prote, S'-' Cécile, S. Sébastien, S. Alexandre et S. Sixte \ Il n'est donc pas étonnant que Pascal II ait voulu relever de ses ruines et rendre à son ancienne splendeur un sanctuaire aussi vénérable. Qu'après l'incendie de Robert Guiscard, cette église ait été reconstruite et consacrée par ce pape, c'est ce qui ne fait aucun doute. C'est écrit en toutes lettres dans le Liber pontificalis -. Pierre de Pise, dans sa vie de Pascal II, nous le dit aussi ".
Cependant, sur la date de la consécration, ces deux documents se contredisent. Pierre de Pise la place le 20 janvier i i 12 ; le Liber pontificalis, le 20 janvier 1116 : « anno pontificaius sui XVII, niense janiiarii, die XX. » Donnée avec tant de précision par un document presque officiel, cette dernière date nous semble plus probable. Ce qui la rend encore plus sûre, c'est que le 24 mai suivant, le pape dans une bulle en faveur de la même église pourvoyait aux besoins d'une communauté de religieux qu'il y avait placée pour le service divin. Si l'église avait été consacrée en i i 1 2, et si elle était alors si dénuée de biens, comment admettre que le pape ait attendu quatre ans pour y
1. Cf. bulle publiée ci-après. « Nostris sane temporibus Sanclorum IIII Coronatorum ecclesiam tiiull nomine insignem, igné consumptam novimus et res ad eam pertinentes, mulia bellorum diuturnitate pessundatas. <>
2. Cité par M. de Rossi : Bull, di arch. crist , 1879, p. 88.