‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 228 sur 340 · Ibid., G · texte numérisé non relu

Ibid., G

4. C'est ce qu'expose, le 14 février 1 586, le parlement de Bordeaux : » En la plus part desd. procès n'est question que de 2 ou 3 solz de rente,... comme au procès d'entre Ud. scindic et leds du Taudin il ne s'agist que de 6 deniers de censive. » (Ibid., G 1037).

LA SEIGNEURIE DE SAINT-SEURIN-LÈS-BORDEAUX a83

jusque devant le Grand Conseil ; en 1629 enfin, un arrêt préparatoire intervint, laissant incertain le principe delà directité générale. Les chanoines se pourvurent par requête civile, et l'affaire allait recommencer; mais Duchalard était mort, et ses héritiers, las d'une procédure qui avait coûté plus de 5o,ooo livres, se résignèrent à une transaction'.

Toutefois, le moyen dont les chanoines s'aidèrent le plus puissamment pour réaliser leur programme, ce fut le respect de la chose jugée. Du jour où ils gagnèrent un premier procès, ils eurent en mains une arme qui devint de plus en plus redoutable, à mesure que les précédents se multipliaient.

Peut-être m'abusé-je ; mais il me paraît que le spectacle est intéressant de ce corps ecclésiastique entreprenant de devenir seigneur foncier et justicier de la paroisse dont l'administration religieuse lui est confiée, et parvenant légalement à ses fins, sans l'ombre d'un titre, par la seule force de sa ténacité, à l'aide d'arrêts mal fondés et à la faveur d'une fiction de procédure.

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