‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 25 sur 340 · Sidoine, Ep. I · texte numérisé non relu

Sidoine, Ep. I

d'un homme réduit à une situation telle qu'il lui fallait, pour en sortir, un bouleversement général. Plus heureux que Seronatus, Arvandus, grâce au dévouement de ses amis, échappa au supplice. Condamné à mort comme coupable de lèse-majesté, puis gracié, il finit en exil '. Son procès, tout comme celui de Seronatus, montre bien qu'il existait en Gaule, comme l'a soutenu Fauriel, un parti wisigothique agissant; il témoigne aussi des secours qu'Euric pouvait espérer rencontrer au sein même de l'empire.

Ainsi au moment où, pour les raisons que nous avons dites, les hostilités allaient s'ouvrir entre l'empereur et le roi de Toulouse, ils pouvaient compter l'un et l'autre sur l'appui d'une fraction notable de la population Gallo-Romaine. 11 était donc tout naturel (ju'ils cherchassent auprès des Barbares établis dans le pays, un concours qui leur permît de trancher le différend.

L'Empereur le chercha auprès des Bretons, des Francs et surtout des Burgondes, continuant avec ces derniers une politique qu'avaient déjà pratiquée ses prédécesseurs".

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