Art. 4, R P (éd. Krause, p
eux 1 . » Le même vœu n'a pas obtenu à Quierzy le même succès. Pourquoi, sinon parce qu'à Quierzy les grands entendaient réserver leur liberté ?
La suite de leurs décisions l'indique: « Vous nous demandez par quel moyen vous pouvez être assuré de nous jusqu'à votre retour, de manière qu'aucun de nous ne trouble le royaume. Voici : il y a des serments que nous vous avons faits à Quierzy, une déclaration souscrite à Quierzy par clercs et laïques, une lettre de vous octroyée et signée par vous et nous, vos fidèles, la déclaration et le serment que nous avons faits à Gondreville par suite de nouveaux événements, une déclaration aussi que nous avons faite à Reims. Nous les avons observés jusqu'ici, nous les observerons jusqu'à la fin de notre vie. Vous pouvez nous en croire. Si l'un d'entre nous y a manqué, qu'il en soit puni, selon la raison, l'autorité et la coutume. S'il y en a parmi nous qui ne les ait point faits, qu'il les fasse en cas de nécessité et les observe. » Ce langage répond -il à ce qu'attendait l'Empereur? Evidemment non. Des serments antérieurs étaient-ils une sûreté, telle qu'il la pouvait souhaiter? Si, une fois prêtés, ils avaient été valables pour tout un règne, pourquoi en trouverions-nous ici jusqu'à trois au moins en 858, en 872, à Reims enfin. Puisqu'on les renouvelait c'est qu'ils n'étaient pas toujours observés. Les garanties offertes par l'aristocratie : « Nous avons toujours tenu nos serments. Vous pouvez nous croire 9 ne sont en somme que des paroles. Le passé ne répondait pas de l'avenir. Charles le Chauve avait dû souhaiter mieux, et n'obtenait rien a .
Voici la fin de cette longue décision : « Au sujet du moyen de nous assurer de votre fils, qu'il nous conserve, quand il sera devenu notre seigneur, ce que nous voulons, chacun dans notre rang et notre personne. Et quant au moyen de l'assurer de nous, nous lui serons fidèles comme nous devons l'être à notre Seigneur. Enfin pour que nous puissions nous fier les uns aux autres, nous nous sommes promis pour faire la volonté de Dieu, pour l'honneur de l'Eglise, le bien et le salut de votre royaume et de vos fidèles, de nous efforcer, suivant