Piazza, op. cit., p
ET
LE DE SENESCALCIA FRANCUE
Par Ch. BÉMONT
Le traité de Hugues de Gers 1 est fort décrié. « La critique », dit M. Luchaire, « a fait justice d'un document où tant de fables et d'assertions invraisemblables n'ont été recueillies, entre u5o et 1168, que pour favoriser les intérêts des princes angevins, rivaux de Louis VII 3 », et il renvoie à l'Introduction mise par Mabille en tête des Chroniques des comtes d'Anjou 3 , pour y trouver les preuves « qu'on ne peut accorder aucune confiance au traité du faux Hugue de Clères ». Cependant des critiques aussi autorisés que M. C. Port 4 , que M. L. Delisle 5 , se sont tenus à cet égard dans une réserve significative, qui encourage au moins à reviser le procès.
t. Bien que la localité dont Hugues porte le nom s'écrive aujourd'hui Clefs (Maine-et- Loire, arr. et c. Beaugé), il a paru préférable de garder la forme Clers, qui répond exactement au latin de Cleriis ou de Cleeriis, et qui d'ailleurs a é:é constamment en usage jusqu'au xvi° siècle. Le plus ancien exemple du mot sous sa forme moderne donné par M. Port dans son Dictionnaire de Maine-et-Loire, est de i58o.
2. Histoire des institutions monarchiques de la France sous les premiers Capétiens, a° édit., t. I, p. 180.