‹ Etudes d'histoire du moyen ageChapitre 26 sur 326 · Sidoine, Ep, VII · texte numérisé non relu

Sidoine, Ep, VII

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tendre que le gouvernement impérial hésita quelque temps à faire exécuter la sentence de mort rendue contre lui, preuve et de la gravité des intrigues dy coupable et de l'impuissance d'Anthemius ! .

La conjuration d'Arvandus est mieux connue grâce à une lettre de Sidoine à Vincentius 2 . Seronatus n'était peut-être qu'un personnage d'importance secondaire. Arvandus, au contraire, grâce aux fonctions qu'il occupait, pouvait prêter aux Barbares l'appui le plus efficace et mettre en grand danger la domination romaine.

Arvandus, que d'autres textes désignent sous le nom d'Arabundus 3 , avait à deux reprises géré la préfecture des Gaules. La première fois, il s'en était tiré à son honneur. Mais léger, imprudent, dissipateur et inconstant 4 , il s'était gravement compromis dans sa seconde préfecture, celle qu'il avait reçue d'Anthemius. Criblé de dettes, poursuivi par ses créanciers, il avait eu recours aux exactions pour sortir de cette position pénible, si bien que, devenu odieux aux Gallo- Romains il avait été arrêté et envoyé à Rome sous l'inculpation de péculat, au commencement de 469. Trois des personnages les plus considérables de Gaule, Ferréolus, Thaumastus et Pétronius l'avaient suivi pour soutenir l'accusation. Sur cette accusation de péculat s'en greffa une autre plus grave. Dans les papiers d'Arvandus, on découvrit une lettre écrite à Euric : au cours du procès il en reconnut lui-même l'authenticité. Cette lettre établissait d'une façon irrécusable les relations de l'accusé avec le roi des Wisigoths. Arvandus y donnait à Euric le conseil de ne point conclure de paix avec l'empereur grec 5 . Il l'engageait, en outre, à chasser les Bretons établis sur la Loire, et à partager pacifiquement (jure gentium) le pays conquis avec les Burgondes. En résumé, Arvandus ne proposait à Euric rien moins que d'éliminer les Romains et de les remplacer par les deux plus puissantes nations barbares établies sur le sol de l'empire.

Quel était l'intérêt d'Arvandus à former ces complots ? Cassiodore assure qu'il voulait s'emparer de l'empire 6 , mais c'est peu vraisemblable. Du récit de Sidoine, il ressort, en effet, qu'Arvandus parvint à se justifier du reproche d'aspirer à la pourpre et qu'il ne fut point poursuivi de ce chef 7 . Sa trahison n'était que le coup de désespoir

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