‹ Etudes d'histoire du moyen ageChapitre 28 sur 326 · Sidoine, Ep. I · texte numérisé non relu

Sidoine, Ep. I

5. Le texte de Jordanès (...oceano e navibus egressos...) a conduit plusieurs historiens à admettre qu'ils arrivaient d'Angleterre. En dépit du peu de renseignements recueillis sur l'histoire des Bretons au v« siècle, celte opinion ne paraît guère soutenable. Les termes Britanni, Britannia, employés par Jordanès, sont ceux dont se sert habituellement Grégoire de Tours pour désigner les habitants de la Bretagne armoricaine ou ce pays lui-même. On ne trouve qu'une seule fois chez Grégoire de Tours (H. F., I, 43), Britanni, avec le sens de : habitants de la Grande-Bretagne. De plus, au cours du v e siècle, les Bretons insulaires abandonnés par Rome dès 409, en lutte perpétuelle contre les envahisseurs (Saxons, Jutes, Angles, etc.), quittèrent à plusieurs reprises leur patrie et vinrent chercher asile sur différents points du continent (Zozime, hist. 6. — Procope, De btllo Vandalico, I, 2). Sur la Loire, en particulier, il y a trace de leur établissement avant les événements racontés par Jordanès. En 451, un certain Mansuetus souscrit comme évêque des Bretons au Concile de Tours (Concil. ; tome IV;. Sidoine écrit à un chef du nom de Riothamc, (Sidoine, Epist., III, 9), vocable assez semblable à Riothime, pour que l'on puisse identifier les deux personnages, bien qu'il ne donne pas à son correspondant le titre de rex.

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