Cod. Jus., I
4. Cf. pour l'Crient, Théophane.p 259-260,262, 272, 296; pour la Thrace, id., 276, 284, 296; pour l'Arménie, id., 253, 266; pour l'Afrique, Théophylacle Simocatta (éd. de Boor), p. 255 ; C. /. L, VIII, 2245, 4354.
5. Cf. mon Administration byzantine dans l'Exarchat de Ravenne, p. 12-18, 157-185 ; Hartmann,/, c., 8, a8-3o ; Mommsen, /. c., p. 1 85- 186, et mon Afrique byzantine, p. 471-
des autorités civiles devant les tout-puissants chefs militaires. Quand cette transformation fut achevée, quand, dans ses seules mains, le stratège réunit tous les pouvoirs, alors le thème exista, au sens administratif du mot. Il est impossible assurément de fixer pour chaque thème le terme précis de l'évolution ; on a vu plus haut que dans la deuxième moitié du vn e siècle encore, elle n'était point pleinement réalisée. Mais, quelle que soit cette date, un fait essentiel subsiste: il n'y a point dans l'empire byzantin de solution de continuité entre les institutions du vi e et celles du vn c ; non seulement par le principe sur lequel ils sont fondés, mais par le groupement des territoires mêmes, les thèmes byzantins procèdent des établissements de l'époque antérieure, et les stratèges du vn c siècle sont les héritiers directs des magistri militum de Justinien.