‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 10 sur 118 · id. m · texte numérisé non relu

id. m

a. EtsED. Praep. euang. V, 5.

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parlent-ils, tandis que les isiaques ou les mithriaqucs ne parlaient pas môme « in angulis ». Le païen a ouï raconter des horreurs du culte fermé et nocturne des chrétiens : « ...occultis ac nocturnis sacris apposita suspicio ». Ce qu'on en raconte est-il vrai ou faux? Il lignorc, ou plutôt tout doit être vrai, étant donné l'ombre où s'enferme ce culte, « praçae religionis obscuritas ». Pourquoi se cacherait-on? « Cur etenim occvUare et abscondere P » Mais, pour nous, calomnies ou soupçons s'expliquent par la seule clandestinité du christianisme, dont les réunions sont, en droit, un délit : rien n'exprime qu'elles soient un mystère ^ .

On a pu dire de Celse, un contemporain de Minucius Félix et d'Apulée, qu'il avait connu mieux qu'aucun autre écrivain païen le christianisme et les livres chrétiens : un païen avait donc la faculté de faire une telle enquête? Clément d'Alexandrie connaissait les mystères d'Eleusis, dira-t-on : sans doute, mais l'enquête de Celse n'est pas comparable aux choses produites par Clément. Celse sait que le christianisme est prêché dans les plus modestes boutiques : « Ceux qui tiennent à savoir la vérité, dit-il, n'ont qu'à venir avec les femmes et leurs nourrissons dans le gynécée, ou chez le cordonnier, ou chez le foulon ; ils y apprendront tout, To xéXsiov Xàêojffi. » Il n'en était sûrement pas de même à Eleusis ! Et c'est ce qu'Origène oppose à Celse : « Non, dit Origène, nous ne cachons pas la sainteté de notre principe, ainsi que l'affirme Celse : nous enseignons les premiers venus, et nous confions les Evangiles et les écrits apostoliques à qui

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