OctaviuSy
ET DE THÉOLOGIE POSITlVi:. 301
quoi qu'il semble, Tertullien lui aussi exclut riiy[)0- Ihèse des agapes.
Tertullien reconnaît que les chrétiens ont une caisse commune, chacun apportant sa cotisation, une fois le mois, ou quand il veut, et si il veut, et si il peut, car cette cotisation est spontanée et nullement obligatoire.
Haec quasi doposita pietatis sunt. Nani inde non epulis nec potaculis ncc ingratis voratrinis dispcnsatur, sed egcnis alendis humandisquo, et pueris ac pucllis re ac parentibus destitutis, iamquo domcsticis scnibus, item naufragis, et si qui in metallis, et si qui in insulis vcl in custodiis, dumtaxat ex causa Dei sectae, alumni confessionis suae fiunt'.
IjCS chrétiens ont donc une caisse, comme les sodalicia païens en ont une : mais, « dépôt de la piété, » elle sert aux chrétiens à entretenir les pauvres et à les enterrer, à entretenir les orphelins et les vieillards, à secourir les naufragés, à aider les chrétiens ([ui ont été jetés en prison ou déportés pour leur foi. Nous pourrions dt'jà conclure que le budget de cette caisse ne prévoit pas de frais d'agapes. Tertullien veut que nous en ayons la certitude : « Inde non epulis nec potaculis nec ingratis voratrinis dispensatur ». Minucius Félix nous en avait dit autant.
Dans ce même chapitre de son Apologétique, Tertullien, dc'crivant les diverses réunions chrétiennes, mentionne comme exercices de ces réunions la