Keati.ng, p
le sacrifice, 2** servir un repas, si bien le sens du mot af^ape a cliang<P. Des conciles du iv" siècle interviennent pour ré f,^ler l'usage de ces repas de charité. Le xxviii* canon de Laodicée interdit de faire ces agapes dans les églises et de manger dans la maison de Dieu ^. Le xxvii" canon du même concile interdit aux clercs et même aux laïques qu'on a invités à assister à des agapes de prélever des parts pour eux. Ce canon représente un usage conforme à celui de la Constitution ecclésiastique égyptienney contraire à celui des Constitutions apostoliques et de la Didascalia : et ce canon donne pour raison de l'interdiclion qu'il prononce la dignité du clergé exposée à être outragée à cette occasion ^.
On rapprochera utilement du xxviiio canon de Laodicée quelques indications jusqu'ici assez obscures des Canons dits d'Ilippolyte^. On y voit en
i. Stnynx. VIU : ... oOts PaTtT'Cstv, oOtî Trpoirçipstv, oûxe Ouaîav TTpooxopLisetv, oOt5 SoxT^v ÈuiTsXeïv. Fi'NK, pp. apost. t. M, p. 150.
ï. Canon Laodicen. 38 : ôxi où Seî èv toï; x'jpiaxoï; 9] èv laT; èwlriiiai: ta; >£YO|JL£va; ày^Tza; roieîv xal iv kT) oÎxu) toO OîoO ÈTOieiv xat àxoûS'.Ta (TTpwAÛetv.
3. Canon Laodicen. 27: ou oO oit lesaT-.xoù; f, x^r^pixo-j; ^ ).aixoù; xa).ou[JLevou; et; àycicTïr.v, ai'prj aïpetv, ôiâ to xriv viopiv t^ tx^i irpoCTTpioîdOai t^ âxxyTTiiaffTix^.
♦. Ces canons sont ils des environs de l'an tOO, comme nous l'avons cru avec M. Achclis, ou doivent-ils «Hre datés d'une époque plus l)assc que le IV* siècle, comme lèvent M. Funk?Nous confessons que la réponse à cette question nous semble moins assurée <|u'elle ne nous a semblé l'être jadis dans le sens do la date la plus ancienne. Voyez Revue bihliqiif, t. X (l'.K)l), p. ir>-2 ivj. notre noie sur « Les canons d'Hippolyle d'après des travaux récents ».
Les Canom d'Hipp'^lyfe contiennent une autre description de repas, description qui leur est commune avec la Constitution ecclèsi'istique étjyptifnne : M. Keatiiisî, p. ilMU, a eu la bonne pensée diniprimer les deux textes parallèlement. Cette description ellemême peut se subdiviser en deux sections. — Première section : 5 181-18.'; (canon xxxv") : Si qucliiuiin veut offrir un repas aux veuves, «ju'il veille à ce (jue tout soit achevé avant le coucher du
ÉTUDES D'IIISTOIUE
vigueur l'usage des repas donnes aux pauvres dans l'église et auxquels Tévêque est présent. Le diacre allume les lamina : Tévéque prononce une prière sur les pauvres et sur le fidèle riche qui les a invités. Le repas commence alors. Il doit être achevé avant que la nuit soit venue. Au moment de se séparer, les convives chantent un psaume. Ainsi s'expriment les § 164-168 (canon xxxii^). Nous avons ici un repas de charité, sans que ce repas s'appelle du nom d'agape. Ce repas est donné dans l'église : « Wenn es ein xupiaxov ist », traduit Riedel\ qui a bien compris qu'il ne s'agissait pas là du dimanche (xuptaxvi), mais qui a eu le tort de vouloir reconnaître là le xupiaxov Seîttvov de / Cor. xi, 20, tandis que xupiaxov a ici le même sens que dans le xxviii^ canon de Laodicée. Le repas a commencé par la prière prononcée par l'évêque. Pourquoi? Parce que, dit le texte, l'action de grâce s'impose aux
soleil : que chacun ait sa portion, et que toutes les vieilles soient rentrées avant la nuit. Tout ceci a trait à la même agape que nous avons rencontrée aux§ 164-168. — Deuxième section :% 170-182 (canons xxxni-xxxv*). Il s'agit ici des agapes offertes sur la tombe des morts, après la messe, en semaine. Cette agape est offerte par la famille du défunt. On recommande aux chrétiens de ne pas s'enivrer, de ne pas crier, de peur de couvrir de confusion la famille qui a invité. Si l'évêque est là, il préside le repas; à défaut de l'évêque, un prêtre; à défaut d'un prêtre, un diacre. Soit l'évêque, soit celui qui tient sa place, prêtre ou diacre, prononce la prière, rompt le pain et le distribue aux invités. Si aucun clerc n'est présent, un laïque rompra et distribuera le pain, mais sans le bénir. Cliacun mangera sa portion en remerciant Dieu.— M.Riedel, op. cit. p. 221, rappelle avec à propos ce que Wansleben dit des Coptes: « Ils ont encore la coutume de faire des agapes ou des repas de charité, après les baptêmes, et les enterrements, pour tous ceux qui veulent s'y trouver; donnant à un chacun un plat de bouillie, avec un morceau de viande dedans, et du pain autant qu'il en peut manger; et ces repas se font ou dans l'église même ou sur le toit de l'église, qui est, selon la coutume des Levantins, toujours plat, et capable de contenir un grand nombre d'hommes ».