Kirchenrechtsquellen, p
ET DK TUhuLut-.lL I^OSIÏIVE. 523
pauvres au conimencement du « sacremont ». ('es mots sont difliciles. llaneberg a traduit ainsi larabo : « Et necessaria est piuiperibns eo/apiaiia qiuie est in inilio niissae ». Et Uit'del : « Den Ainien i^ebiïhrt die Eucharistie hei JJc^n/in des Sakranienls ». Qu(3 viendrait faire ici la messe, le soir? et que viendrait faire l'eucharistie au commencement de la messe? Il est naturel, au contraire, que des pauvres rendent grâce à Dieu au commencement du repas qui leur est servi en son nom.
Passé le iv° siècle, ces repas de charité disparaissent de l'usage grec^
Notre enquôte est achevée. Et il est temps de résumer ce qu'elle nous a appris sur les agapes.
Le Nouveau Testament est muet : saint Paul réprouve comme un désordre l'essai tenté par les Corinthiens de joindre un repas à la célébration de l'eucharistie. Le second siècle est muet pareillement. Avec saint Ignace, avec Tertullien, le mot àYotToi ou
1. A noter le canon lxxiv du concile in Trullo (692) qui reproduit le xxvin* ciuion de Laodict^e. Quant au fait signalé par l'Iiislorien Socralc, H. E. v, ii [P- G. lxvii, ftJG A), de ces Lsypiicus i]ui, le samedi se réunissent, mangent et boivent, et Uaaletnent « participent aux mystères » le «oir venu, il faut noter que ce lait est une anomalie : oOx «I>; fOoc fj^^awa^oX:,^ tcôv [jLU(jTr,p{a>v |X£TaXa(x6ivo'j(riv. 1,'anomalie consiste en ce que ces Égyptiens se réunissent pour les saints mystères le samedi, alors «lue ù Alexandrie non plus qu'à lU)me jamais il n'y a de messe le samedi. De plus, ces Égyptiens célèbrent la messe le samedi soir! tnfin ils la célèbrent api es avoir mange et bu tout leur content, alors que partout ailleurs on est à jeun. Nous ne voyons d'ailleurs paa que Socratc parle là de manger cl de boire à l'église.
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dilectio désigne la célébration de Teucharistie. Clément d'Alexandrie proteste contre l'essai tenté de son temps d'étendre le nom d'aYaTr/] à d'honnêtes banquets de chrétiens : ayaTir, ûeïttvov ojx Iczv/. Toutefois, TertuUien donne déjà le nom d'a^mpe, à la collecte qui se fait dans les synaxes chrétiennes pour le soulagement des pauvres ou des confesseurs. Nous verrons ainsi le mot agape^ en latin, devenir synonyme d'aumône : cette acception est reçue à la fin du iv* siècle, saint Jérôme en a témoigné. En Orient, on constate une évolution autre : àY«7r7) en vient à désigner une distribution faite aux pauvres, puis plus particulièrement un repas donné par quelque laïque riche aux vieilles femmes secourues par l'Eglise, repas sur lequel une part est prélevée pour le clergé. Encore cet usage, qui se manifeste vers le iii^ siècle, disparaît-il auv*. C'est là tout ce que les textes nous apprennent.
Quant aux distributions de vivres faites chez les Latins sur les tombes des défunts, ce sont des quasi parentalia^ d'origine païenne. Et les réjouissances parfois désordonnées auxquelles donnent lieu les anniversaires de martyrs, aussi bien chez les Grecs que chez les Latins, sont des réjouissances de l'ordre le plus bourgeois.
Nous voilà loin du grand rôle que théologiens et archéologues attribuaient aux agapes ! Reproduction de la dernière cène, Tagape aurait été le rite primitif de l'eucharistie. Puis, à un moment impossible à déterminer, Tagape aurait été dissociée de la fraction du pain : la fraction du pain dûment stylisée, serait devenue la messe, et Tagape aurait disparu diversement. De Bingham à Renan, de Suicer à ZaLn, l'affirmation était unanime. Peut-être les protestants
affirmaient-ils avec cette belle humeur, en gens qui voyaient là un fait capable d'infirmer la concej)lion sacrificielle de la messe. I.cs catholiques sans se soucier de cet aspect de la question, allirmaient avec autant de confiance. Ne nous flattons pas : on allirmcra longtemps encore.
TABLE DES MATIEIŒS.
L'arcane 1
Les origines de la Pi nitencf 43