Protrept
loppe qu'une obscénité '. Tertullien triomphe de mettre les valcntinicns qu'il combat en cette mystérieuse et malpropre compagnie. Et sans doute il n'est guère plus fondé à salir ainsi les Eleusinies ({ue les païens à traiter l'eucharistie de festin de Thyeste. Mais on voit, du moins, quelle opinion sinistre les chrétiens, parmi les plus éclairés, se font des mystères païens, et c'est bien le cas de conclure, avecM»'" Ducliesne, que l'idée est tout à fait inacceptable que les premiers chrétiens aient pu chercher des modèles et des méthodes dans des institutions qu'ils avaient à ce point en horreur^.
Ainsi la grande Église, jusqu'au m* siècle, n'a pas connu d'usage qui puisse être traité de discipline de Tarcane. Si la prohibition du christianisme édictée par la législation de Néron, et maintenue ensuite, obligeait le christianisme à faire de ses réunions, dès là qu'elles étaient illicites, des réunions clandestines, — au moins durant les intermittentes périodes de persécution, — on ne peut pas dire que cette intermittente clandestinité soit rien de Tarcane, aussi bien Tarcane des mystères païens que le semiarcane des conventicules dissidents. Mais le moment vient où le christianisme, au lendemain de la persécution de Marc- Aurèle, prend un essor jusque-là inouï: à ce moment correspond une organisation plus forl^