‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 16 sur 118 · Origines du culte (Paris 189S), p · texte numérisé non relu

Origines du culte (Paris 189S), p

en chaque église, une fédération plus manifeste des églises entre elles. Et à ce moment aussi apparaît simultanément un peu partout le catéchuménat.

Inconnu comme institution au temps de saint Justin et dllermas, postérieur au scliisme des marcionitcs qui ne l'adopteront pas même plus tard, comme en témoignera saint Epipliane \ il apparaît sur la fin du II® siècle . Aux hérétiques de son temps, Teriullien re^Droche d'admettre indifféremment catéchumènes et fidèles dans les synaxes : « Quis catechumejiJis, quis fldellsy incertum est : pariter audiunt^ voilà pour la ^TéàicoXion^ pariter orant^ voilà pour la liturgie : eiiam ethnici si super venerint, sanctum canihus et porcis margaritas, licet non çeras, iactabunt 2. » Les Canons d'Hippolyte (si tant est qu'ils expriment la discipline contemporaine de Tertullien et de Calliste) diront : « Les catéchumènes devront entendre seulement la prédication... Quant aux mystères de la vie, de la résurrection et du sacrifice, ils sont réservés aux seuls baptisés, à ceux qui sont du consortium des fidèles ^. » Les catéchumènes sont des postulants, des novitioli, dont il convient d'éprouver les dispositions, de former la conscience et la foi, selon une pédagogie méthodique : on leur donne un pédagogue en chaque église, le doctor audientium, qui apparaît à ce moment à Rome, à Carthage, à Alexandrie.

Or l'existence d'une classe à part dans l'église, la séparation de ces nontioli qui « incipiunt diçinis sermonihus aures rigare^ » comme dit Tertullien ', en-

\. Haer, XLII, 3.

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