Ajiol. contra Arian
32 ÉTUDES DIIISTOIRE
croyable, si ce n'était dans le dossier. Oui, des prêtres, eux qui sont ministres des mystères, sont exclus de l'audience, mais le jug-c est un homme du dehors (£;o)Tixoç) ; mais des catéchumènes sont là; mais, pis encore, des païens et des juifs sont là; et on interroj'' là des témoins sur le sang du Christ, sur le corps du Christ. Il fallait, conclut Athanase, que cette enquête fût faite dans Téglise par des clercs, légalement, et non par des païens qui ne connaissent pas la religion ^ » Le sentiment d'Athanase est que les ariens en provoquant cette enquête ont produit le scandale de voir un préfet d'Egypte païen interroger des fidèles sur l'eucharistie, en présence de païens, de juifs et de catéchumènes ; mais n'est-ce pas la preuve que le concile de Tyr n'était nullement arrêté par l'arcane, comme si cet arcane était une règle catéchétique que l'on pouvait sacrifier à l'occasion?
Une règle catéchétique, larcane est cela, rien que cela, et il est cela partout. Sainte Silvia, sur la fin du iv° siècle, recueille l'allocution de l'évêque aux catéchumènes de Jérusalem, à la cérémonie de la reddition du symbole : « Per îstas septem septimanas legem omnem edocti estis Scripturarum^ necnon etiam de fide audistis, audistis etiam et de resurrectione caimis... » Au cours des sept semaines que dure la catéchèse, on a exposé aux catéchumènes l'histoire sainte et les articles du symbole. « Tamen adhuc catechiuneni audire s>erhum aut qiiae sunt mysterii altiorisy id est ipsius baptismi^ quia adhuc catechumeni audire non potestis... Quia adhuc catechumeni estis, mysteria Dei secretiora dici vobis non pos-