F.O ETUDES D'HISTOIRE
lavacri et chrismatis potestas, maiorum et longe charismatum, ad episcopos inde descendit^ et ligandl quoque ius adfait atque solçendi '. » En Italie, le Novalianisme ne se présente pas autrement, si nous en jugeons sur le Contra Noçatianum qui se lit dans les Quaestiones ex V. et N. Testamento du pseudo-Augustin. Le Novatianisme s'y montre refusant tout pardon à l'adultère, aussi bien qu'à l'idolâtre : il permet, à vrai dire, de faire pénitence, mais il ne croit pas pouvoir pardonner, puisque Dieu est l'offensé : « Crimen ab eo remittendum est in queni admissum est. » A quoi le catholique répond que Dieu a délégué ce droit : a [loc enim concessum est iuri ecclesiastico ab auctore, ut et paenitentiam det et post paenitentiam recipiat -. » On voit si les catholiques affirment nettement le droit divin de pardonner. — En Italie encore et à la même époque que l'auteur que nous venons de citer, saint Ambroise reproche pareillement aux Novatiens de dire qu'il faut refuser de rendre la communion aux la'psi et aussi bien à tous les pécheurs, sous prétexte qu'à Dieu est réservé le droit de pardonner. Ce droit divin est délégué par Dieu aux évêques, aux évoques seuls : « lus enim hoc solis permissum sacerdotibus est : recte igitur hoc Ecclesia vindicat quae veros sacerdotes habet : haeresis çindicar^e non potest quae sacerdotes Dei non habet '^. w Et comme faisait Pacien, Ambroise demande pourquoi les évêques, qui par le baptême remettent tous les péchés, n'auraient pas un pouvoir égal par la pénitence? « Cur baptizatisj