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linément toutes les avances des catlioliqucs étonnés de voir cette répugnance chez des chrétiens dont le symbole est parfaitement catholique.
On raconte que Constantin aurait invité un évéque novatien, peut-être Tévêque novatien de Nicée, à se présenter devant le concile de Nicée. Le symbole lui aurait été communiqué que les évêqucs venaient de souscrire, et aussi la décision concernant la Pâque, et Constantin lui aurait demandé s'il était disposé à accepter le sentiment du concile. Le prélat novatien aurait répondu : « Le concile, prince, n'a défini rien de nouveau : car ce qu'il a défini sur la foi et sur la Pâque, je le tiens de la tradition qui remonte à l'origine et aux temps apostoliques. » Comme Constantin lui demandait alors pourquoi il refusait de s'unir aux catholiques, le Novatien rappela « ce qui s'était passé sous Dèce au temps de la persécution, et la rigueur du canon qui défend de recevoir à la participation aux divins mystères quiconque après le baptême a commis une des fautes que les divines Écritures appellent mortelles : s'il faut exhorter ces pécheurs à la pénitence, ils ne peuvent espérer leur pardon des évêques, mais de Dieu qui seul peut pardonner les péchés ». Constantin, bon interprète du sentiment catholique, lui aurait répondu ironiquement : « Prends une échelle, et monte au cieL tout seul ^ »
Cette anecdote exprime au mieux le novatianisme tel qu'il fut une fois qu'il devint l'antithèse du catholicisme sur un article, un seul, celui de la pénitence. La question des lapsi du temps de Dèce s'é-
1. SocRAT. H. E. 1, 10. Cf. TiLLEMONT, Histoire eccl., t. EU, p. 471 et suiv.
lixr^li : le principe mc^me est mis en cause du pardon des pùchcs graves par le ministère des évoques. Tout ce que nous avons trouvé d'opposition à ce principe chez Tertullien, chez le Philosophouménisto, chez Origène, s'est, à l'occasion de Novatien, systématisé dans une négation et dans un schisme. Le janséniste Tillomont écrit de Novatien : « Il ne se contentoit pas de dire que ri'glisc ne devoit pas accorder le pardon aux pécheurs, de peur qu'ils ne méprisassent leurs fautes, et n'y retombassent; mais il soutenoit que l'Eglise n'avoit pas le pouvoir de remettre les péchez mortels. Au moins c'est ce que disent saint Pacien et saint Augustin, attribuant peut-être à Novatien ce que ses disciples ont ajouté à ses erreurs. Car il ne paroist point que saint Cyprion, et l'ancien auteur qui a écrit contre Novatien, aient sceu qu'il fust tombé dans celle-ci. » Rien n'est plus juste. Pacien, qui fut évêque de Barcelone entre 3G0 et 390, ramène le Novatianisme à trois maximes : « Quod post baptismiini pacnitere non liccat^ quod mortale peccatum Ecclesia donare non possit^ immo quod ipsa pereat recipiendo peccantes. » Dans la réfutation qu'il institue de ces trois maximes, il s'applique à établir que le pouvoir de l'Église est exercé par les évèquos. car cette déduction est très explicitement contredite par le Novatien qu'il combat : « An remitti peccatum ab episcopis possit. » Pacien explique que l'évéque, soit qu'il baptise, soit qu'il impose la pénitence, soit qu'il accorde le pardon au pénitent, ne fait rien qu'au nom du Christ : « Id non meo iure, scd Domini. » 11 exerce en pardonnant un pouvoir divin, mais un pouvoir qui est moins extraordinaire que celui qu'il exerce en baptisant : « Si