Id. II
ET DE Tin:OLOGIE POSITIVE. 173
Miiltis notum est et prubatum persecutionis tempore episcopos aliquos thurilicasse : et tamen nullus aut iiianum lapsis imposuit aut ut genua figèrent imperavit. Et facitis vos liodic quod a nuUo factum est. Scriptum est : \e tetigeritis iiuctos 7neos, neque in ])rophcl(is vieos vianum miscritis [Ps. CIV, 15]. Olcuin suuin défendit Deus, quia si peccatum est hominis, unctio est tamen divinitatis. }>e tetigeritis, inquit, iinctos meos : ideo ne, dum peccatum hominis percutitur, et oleum quod Dei est feriatur. ludicio suo Deus servavit rem suam '.
Saint Léon refuse donc de laisser appliquer aux clercs pécheurs la pénitence imposée aux laïques : il ne va pas toutefois jusqu'à proclamer comme Optât de Milève que limposition des mains de la pénitence est une exécration du diacre, du prêtre ou de l'évéque qui y serait soumis ; mais il souscrirait, ou peu s'en faut, à cette affirmation que le clerc est, au for interne, justiciable du seul jugement de Dieu. Saint Léon impose au clerc pécheur une satisfaction mesurée à sa faute, en spécifiant que cette satisfaction n'aura rien de public [prwata secessio) : il veut qu'il espère dans la miséricorde de Dieu, mais sans que rL<>-lise intervienne. Découvrir ici l'intervention d'i ne absolution secrète, alors que saint Léon ne parle (jue de retraite et de satisfaction, serait étrangement abuser de la faculté de lire entre les lignes. Il n'y a de secrète ici que la satisfaction, à laquelle saint Léon attribue très directement la rémission, d'ailleurs incertaine, du clerc pénitent : « satisfaction si fuerit digna, sit etiam fructiiosa ».
Voici un exemple concret. Sabinianus est un diacre