‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 75 sur 118 · Sermo l · texte numérisé non relu

Sermo l

pas en lui la source de tout péché, personne ne saurait vivre sans faillir dans Toljservalion des commandements, d'où il faut conclure la nécessité de la p^ràce, et aussi l'opportunité comuiune de la pénitoncc.

dette pénitence consistera-t-elle pour chaque pécheur à s'abstenir de la communion de son propre mouvement, et à attendre de se sentir la conscience purifiée par une contrition et une satisfaction dont il sera, lui pécheur, seul juge? Nectaire en était venu là. Mais nous avons vu saint Ambroise s'élever contre cette disposition, et saint Léon ne la juge pas autrement : « Quid de paenitentium statu ccclesiasticii hnheat refoula non taceho », écrit-il, donnant à entendre que la règle qu'il va exprimer est tout autre chose qu'un conseil. La miséricorde de Dieu, poursuit-il, secourt les faillites humaines, non seulement par la grAce du baptême, mais encore par le remède de la pénitence; elle veut que les âmes qui ont violé les dons de régénération du baptême puissent parvenir en se convertissant à la rémission de leurs crimes. Voici que l'accent est mis sur un acte très particulier de Vactio paenitentine : car ce pardon ide Dieu ne peut s'obtenir que par l'intervention et les ■supplications de l'évéque. Saint Léon se sert du mômo mot que saint Ambroise, supplicatio; mais là )ù saint Ambroise dit n publicn sttpplicatio », saint .éon dit « supplicationct sacerdotuni ». Remarquez ore combien est catégorique l'ailirmation de «aint Léon : « Indulgcntia Dei nisi supplicotionibus acerdotiim neqitit obtincri. » Dieu, en effet, C(mtilue le pape, a laissé aux chefs de rKglise le pouvoir le donner à ceux qui viennent avouer leurs fautes

IHS ETL'DKS D'IHSTOIRE

Vaclio paenitentiae, et le pouvoir de les admettre, par la réconciliation, à la participation aux sacrements.

Quid de paenitentlum statu ecclesiastica habeat régula non tacebo. Multiplex misericordia Dei italapsibns subvenit humanis ut, non solum per baptismi gratiam, sed etiam per paenitentiae medicinam spes vitae reparetur aeternae, ut qui regenerationis dona violassent proprio se iudicio condemnantes adremissionem criminum pervenirent, sic divinae bonitatis praesidiis ordinatis ut indulgentia Dei nisi supplicationibus sacerdotumnequeatobtineri. Mediator enim Dei et hominum homo Christus lesus hanc praepositis Ecclesiae tradidit potestatem ut et confitentibus actionem paenitentiae darent, et eosdem salubri satisfactione purgatos ad communionem sacramentoruin per ianuam reconciliationis admitterent... Unde oporteti unumquemque christianum conscientiae suae habere iudicium, ne converti ad Deum de die in diem différât, nec satisfactionis sibi tempus in fine vitae suae constituât : quia periculose hac se conditione fragilitas et ignorantia humana concludit, ut ad paucarum horarum se resciret incertum, et, cum possit pleniore satisfactione indulgentiam promereri, illius temporis angustias eligat, quo vix inveniat spatium vel confessio paenitentis vel reconciliatio sacerdotis ^ .

Quelqu'un, sans doute, pensera que Vactio paeni' tentiae dont parle saint Léon est la pénitence plénière, la pénitence de Fabiola, répéterons-nous : mais la généralité des expressions du pape n'autorise pas à reconnaître dans V actio paenitentiae par lui décrite une pénitence aussi exceptionnelle et inaccessible, car c'est à tous les chrétiens que saint Léon s'adresse

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