‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 76 sur 118 · L:T \)K TIlKOLOniE POSITIVE. ISO · texte numérisé non relu

L:T \)K TIlKOLOniE POSITIVE. ISO

[Oportct uniiniqucDiquc cliristiununij^ en conroi-inilô avec les expressions dont il usait dans les sermons cités plus haut. Puis saint Léon ne spécifie pas la gravité, ni même la nature des fautes : chacun se juge, et non pas seulement l'adultère ou riiomicide. Tous les pécheurs purgeront donc leurs fautes par une satisfaction cfTicace et reviendront à la communion par la porte de la réconciliation solennelle du jeudi saint. Il faut répéter ici la règle définie : « Qui sive ex graiuoribiis comniissis swe ex lenoribuspae^ nitentiam gérant, si nulla interveniat aegritudoy quinta feria ante pnscha eis remittendum Romanae ecclesiae consurtudo demonstrat *. «

A cette réconciliation solennelle, les pénitents soumis à la pénitence plénière ne seront admis qu'une fois, c'est acquis; mais les pénitents qui font pénitence de leç^ioribus conimissis ne pourront-ils pas y recourir chaque année, le jeudi saint? Que signilioraient les instances de saint Léon prêchant aux pécheurs qui « se liaient vers le pardon par le secours de la réconciliation », et autant aux pécheurs ([ui s'apprêtent à communier sans avoir éprouvé leur conscience après que « tota fere annispatia ncglegen^ tins transienint »? A qui s'adresserait cette invitation à la pénitence, si la pénitence dont il s'a«;-it ne pouvait être gagnée qu'une fois? Quelle opportunité y aurait-il à conjurer les fidèles de ne différer pas de se convertir, étant donné d'ailleurs que leur fragilité est extrême?

On dira que nous argumentons sur les textes et que nous voulons leur faire dire plus qu'ils ne disent. Il

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