‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 82 sur 118 · EcsEB. R. E. IV · texte numérisé non relu

EcsEB. R. E. IV

Que Dieu, « qui abaisse l'insolence des superbes et déroute les macbinations des peuples, qui secourt dans le danger et sauve du désespoir, que Dieu soit parmi nous le salut des persécutés, relève ceux qui sont tombés, ramène les égarés, délivre ceux de nous (jui souiïrent en prison ». Aux princes, « à ceux qui nous gouvernent sur terre, Seigneur, tu as donné le pouvoir de la royauté par la vertu de ta puissance... Dirige, Seigneur, leurs conseils suivant le ])ien ^ ». Touchants accents de soumission et d'espérance, qui sont, avec je ne sais quoi de plus résigné à l'injustice du siècle, un écho de ceux qu'exprimait quelque trente ans plus tôt la Prima Petn\ dans le premier éclat de la persécution néronienne.

M. Sohm voit dans la Prima Clementis lépiphaiiie du droit ecclésiastique, et ce n'est pas trop dire. l'Ule est, en effet, moins une homélie sur la concorde, qu'une décision juridique. Une sorte de sédition a éclaté dans l'Eglise de Corinthe,ime « sédition impie et détestable, œuvre d'un petit nombre d'audalieuxetde téméraires ». L'intervention de l'Eglise romaine a été sans doute réclamée par le parti vaincu. A l'Église révoltée contre ses chefs légitimes l'Ei^lise romaine tout entière écrit : « Vous marchiez soumis à vos chefs ^, et voici que l'envie, la haine, la colère, l'émeute ont pénétré parmi vous ». Il semble que la police païenne ait dû intervenir. L'odieux scandale! La discipline est pour une communauté le devoir rigoureux : « Nous devons le respect à nos chefs ^ ». Est-ce que dans l'armée romaine chacun

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