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na.en Afrique, l. a taï Si
ÉTUDES DIUSTOIRE
{qu'était CaiUsteJ a formé contre l'Eglise une école ■ le premier il a osé déclarer permises toutes les ii pudicités, quand il a enseigné qu'il remettait les pév elles. Que quelqu'un, dans quelque secte chrétie que ce soit, se rencontre qui ait péché, son péché n lui sera plus imputé, pourvu qu'il vienne à l'é Calliste. Celle doctrine fut embrassée par beaucoup 1 on vit des hommes dont la conscience était pleine dd! remords et qui même avaient été rejetés de maintes sectes, on en vit qui par nous avaient été solennellement chassés de l'Kglise, passer au parti de Calliste et remplir son école... Ses auditeurs se complaisent dans ses principes, victimes, eux et beaucoup d'autres, qui en foule accourent à son école. Le parti de Calliste grandit en nombre et il s'en enorgueillit : les impu^* dicités foat son succès, des impudicités que le Chri n'a jamaia permises : au mépris du Christ, auctu péché n'est plus défendu, et le Christ est censé pai
donner a quiconque veut " Ces déclamatioai
manquent de la belle rhétorique de TertuUien! Mau elles montrent quel triomphe menait le parti rigoriste de l'indulgence de Calliste, avec celte intransigeai des petites Églises, peu soucieuses de s'adapter au] conditions universelles.
Pour en revenir au point précis qui nous occupe, J Calliste, en exemptant les membres de la hiérarchie J de la pénitence publique, témoigne que pour les pé- * r chés réservés à Dieu, nommément pour l'inconti- \ nence, il n'existait pas de voie ordinaire conduisant ■^ l'absolution autre que celle de la pénitence pu- T blique'. Ainsi d'un côté, et nous l'avons appris d
r Tertui
TertuUien, le plus grand nombre des péclieurs étaient enclins à se soustraire à cette dura expiation de Texomologèse et à garder leur péché dans le secret de leur conscience, — premier déficit, — et d'un autre côté Calliste était amené àexempter les clercs de cette même exomologèse pour n'exposer pas la hiérarchie, — deuxième déficit. La discipline existante, mal adaptée à la réalité, appellera encore de nouvelles modifications.
Nous avons vu (juclle opposition indignée l'édit de Calliste souleva chez les montanistes, et aussi chez les rigoristes romains dont l'auteur des Philosophou- . mena est le porte-parole. On voudrait savoir par quels sentiments la discipline consacrée par Calliste fut accueillie dans les Églises autre que l'Église romaine ; mais la rareté des documents est pour rendre pareille enquête bien courte.
En Afrique, lorsque, quelque trente ans plus tard, se posera la question de savoir si on doit absoudre les lapsi, saint Cyprien reproduira les mêmes arguments que Calliste, pour défendre la thèse de l'indulgence. Toutefois saint Cyprien ne fera ni mention ni usage de l'édit de Calliste, et peut-Étre ne l'a-t-il pas connu : ce point a été mis en bonne lumière par M. Rolffs' .Mais un mot de saint Cyprien témoigne que la question de l'absolution des incontinents avait été soulevée en Afrique vers le même temps qu'à
liaienl ï Dieu : au v° siËcte, l'eieinpliaD «ocorc, noua aurons â y roieoir.