‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 3)Chapitre 33 sur 46 · LD:il^a, p · texte numérisé non relu

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canonique, car elle a mis fin à l'élat charismatique et introduit la monarchie épiscopale '.

Ces divers systèmes évolutionnistes supposent tous que le besoin crée l'organe, et ce postulat suffirait à mettre entre eux et nous une mésintelligence radicale. Par surcroît, il y a de grands écarts (le calcul dans la façon dont les textes sur lesquels on s'appuie sont datés selon les uns, selon les autres et selon nous. Une certaine entente est toutefois possible. — Le U.P. de Smedt^, par exemple, accorde que les termes de presbytres et d'épiscopes peuvent être tenus pour synonymes, au moins dans le langage duNouveau Teslament, et que le terme juif de presbytre correspond assez bien au terme grec d'épiscope,le premier cependant plutôt honorifique, le second plutôt administratif, l'resbytre pouvait s'appliquer à tous ceux qui étaient associés à la direction des Églises, ne ftU-ce qu'à litre honoraire de bienfaiteur, de prémices, de patron : épiscope suppose un pouvoir personnel de juridiction. Les épiscopes étaient les TcpcsSùrspot TcpoïvmjjiEvoi, mais il pouvait exister d'autres TtpeoëÛTEpoi qui n'avaient pas cette qualité. Les Eglises ont-elles eu de tout temps à leur tète un chef unique, ou ont-elles été régies par un collège de presbytres égaux? Il n'y ' a rien d'impossible à ce que l'épiscopat n'ait pris sa forme définitive qu'après le temps des apôtres; tant que ceux-ci vécurent, ils purent garder entre leurs mains le gouvernement des Eglises, en s'y faisant

). SiiBH. ji. Bl el s.

a. De Smedt. L'Organiiatinn des Èyllses chrétiennes juiqu'aa tni- Ueudani' lièclt. ir.DDRrCascieat. intern. des falhaLlt|uc» de 1888,1. n, l>. an7-.t3g]. H. MicniELS, L'origine de Cépiscopat iLouvain IMW), ]i. (3)1- 133, a montré que le Eentimeot du P. De Smedi ËUit au fond idenùlfUe i celui de Pelau auiil par Perrone.

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suppléer par de simples presbj^tres. Poiirlanl le P,

Smedt, s'aulorisant de ce que les Actes rapportei de saint Jacques et de la communauté de Jémsalei croit à la monarchie épiscopale originelle. ■ minologie primitive n'est donc point rigoureuse, les institutions définitives ont pu être préparées par des institutions transitoires, comme un édifice par ses échafaudages : tel est le terrain sur lequel l'entente est possible.

Essayons donc de systématiser à notre tour.

Le mot Uulviislx est d'origine hellénique et désigne dans le grec classique l'assemblée plénière délibérante des citoyens libres d'une ville '. Une assemblée populaire, comme celle du peuple d'Éphése dans son théâtre, est encore une <• ekklesia ' ». Ce sens littéral est celui que les Septante ont adopté *. Mais « ekklesia B pouvait prendre et a pris un sens symbolique dérivé du sens littéral : les Septante ont appliqué le mot à l'assemblée idéale du peuple de Dieu *, et nous retrouvons cette acception dans les plus anciens textes chrétiens, où « ekklesia » désigne le nombre total des chrétiens, des « saints «, l'Israël nouveau : c'est dans ce sens que saint Paul se reproche d'avoir un temps persécuté « l'ekklesia i de Dieu, et que l'évangélisj

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