Apol. e
Eï DE THÉOLOGIE POSITIVE. 33
sunt • . T) Il est pour les catécliumèiies un mystère plus profùnd que les articles du symbole, cesl le mystère du baptême et de l'oucharistie : on n'en a
pas prononcé un mol devant eux jusqu'ici, parce qu'ils sont catéchumènes. C'est ce même rèfflement du catéchuménal qui veut qu'aussitôt après i'Iioiiiélic les catécbumènes soient congédiés de l'église et que les portes soient surveillées, de peur qu'un païen ou un non-initié (àjjiuïiToi;) n'entre pendant la célébration des saints mystères*. Saint Jean Chrysostome préchant à Antioclie : « Je veux parler clairement, dil-il, mais je n'ose pas, à cause des non-initiés {àfiurl-couî) : ceux-ci nous rendent malaisé le devoir de commenter ia sainte Ecriture, car ils nous obligent soit à ne parler pas clairement, soit à leur exposer ce qui doit être celé. » 1,'orateur fait allusion à l'article du symbole sur la résurrection de la cliair. Ailleurs, faisant allusion à l'eucharistie, et citant la prédiction faite par Joseph à l'échanson : « Je ne vous dis pas, moi, que vous mellrez la coupe aux mains du roi, mais bien que ie roi mettra lui-même la coupe entre vos propres mains, la coupe redoutable, la coupe débordante de vertu, la coupe plus précieuse que toute chose créée : les initiés savent la force de cette coupe (ïaaioiv oî }j,£[iur,jjiEW), et VOUS, avant peu, vous saurez aussi ^. » En Occident saint Augustin atteste de même que les catécbumènes sont congédiés après l'homélie et que l'homéliste ne peut s'exprimer devant eux qu'avec une réserve grande sur les articles du sym-
I. Peregrin. [éd. CEïtii). XLVr, B. Cf. Cïrille, , a-tUyalagag. i.
a. Con4titUt. ajMSl-U. st. cf. Epifbiv. Uasi: XI.11. "JttiCor.howf'.XUlel Ad itluninand, 1,1.
3i ÉTUDES DHISTOIRE
bole, sur Toraison dominicale, sur les saints mystères, en un mot sur tout ce qui appartient au programme propre de la catéchèse. On a lu avant l'homélie le passage de Févangile selon saint Jean qui a trait à l'eucharistie, — rien que ce fait suffirait à montrer combien conventionnel est Tarcane, — et saint Augustin commente : « Sicut audwimus cum sanctum eiiangelium legeretur, dominas lesus Christus exhortatus est promissione vitae aeternae ad manducandam carnein suam et bibendum sanguinem suum. Qui audistis haec, nondum omnes intellexistis» Qui enim baptizati et fidèles estisy quid dixerit nostis. Qui autem inter vos adhuc catechumeni vel audientes {^ocantur, potuerunt esse cum legeretur audcentesy numquid et intellegentes ? Ergo sermo noster ad utrosque dirigitur. Qui iam manducant carnem Domini et bibunt sanguinem eius, cogitent quid manducent et quid bibant^ ,,, » Saint Augustin suppose que les catéchumènes ne pénètrent le sens ni de T Évangile ni de Thomélie : devant eux il affirme que les fidèles mangent la chair du Seigneur et boivent son sang, mais il suppose que pareille affirmation est impénétrable aux catéchumènes. Saint Augustin observe la fiction de Tarcane : mais le moyen que ce ne soit pas une fiction?
L'arcane réduit à n'être qu'une méthode pédagogique, nous n'aurions pas expliqué l'analogie qui a