PROBLEME MORAL AU SECOND SIECLE
abstraction de tout ce que le Nouveau Bit peut Dous apprendre sur la pcDitence.
\ d'étudier la tradition en elle-même, cher- I noter, dans les tendances morales qui se (cnt au II'' siècle, la trace que peut y martonception pénitentielle qui leur est contem-
t entendu, dît Hermas, certains didascales r qu'il n'existe pas de conversion autre que lu hapl()m^I, lorsque nous descendons dans ^ptismale| et qae nous recevons la rémission ^utes premières. >>
[BSteur répond à Hermas : « Tu as bien en- ^car c'est ainsi. ■ Et il ajoute : « 11 faut donc li qui a rei^n la rémission de ses pécbés [au [ne] ne pèclie plus, mais qu'il demeure pur ', » Fptisé est sorti vivant du sein des eaux, il a sceau du Fils de Dieu. Mais ce sceau, il doit le
Wnserver iotact*. Personne, en dehors de quelques narciouites, ne concevait que le baptême pAt i renouvelé.
Dans les Acla Thomae, quand il a donné le bap-1 jx nouveaux convertis, ce baptême qui « re** 1 ^uscite l'ùme trois lois », l'apâlre bénit le pain ; Seigneur, dit-il, « fais de ce pain le pain de ^'ie, pour [ue ceux qui en mangeront restent incorruptibles : Toi qui as daigné permettre qu'ils reçoivent ce doQ,j aiffne permettre qu'ils participent à ton royaume,] u'ils demeurent toujours immaculés en cette vie,S ' I que demeurant tels ils reçoivent ces immortels Eet grands bienfaits* °.
Telle est la notion que la conscience chrétieni du ii° siècle a de la vie, de la très pure vie, qui doi être celle du baptisé.
Sans doute, il n'était pas impossible au baptisé daa^ garder toute sa vie cette pureté baptismale : la sain-^l leté était assez commune parmi les chrétiens pow que la conservation de cette pureté ne parftt pas être un privilège spécial. En thèse, cette fidélité était nop. maie. Et cette thèse est celle qu'avait exprimée déj» l'épHre aux Hébreux : n II est impossible que ceux q I ont été une fois illuminés [dans le baptême], qui on) j^oùté le don céleste [de l'eucharistie], qui ont eu leui jpart du Saint-Esprit, qui ont goûté la beauté deld iparole de Dieu et les puissances du siècle à > t qui sont tombés, — soient une seconde fois renou-1 i et convertis... Quand une terre est abreuvétffl mai' la pluie qui tombe souvent sur elle, quand elléfl produit une herbe utile à ceux pour qui elle est culti-'T
ET DE TBËOLOGIB POSimË: *7
VKC, elle participe ù la bénodiction de Dieu; mais si elle produit des épines et des ronces, elle est réprouvée et près d'(?lre maudite, et sa fin est d'i>tre brûlée'. »
Mais, si certains avaient coni,'U l'Eglise comme une communauté de saints, en fait, l'expérience contredisait douloureusement cet idéal. La loi de Dieu était comme un saule, arbre vivace entre Ions et dont les rameaux, quand on les coupe et qu'on les met en terre, sont capables de pousser, de verdir, de fleurir : et c'est la flgure des fidèles. Combien cependant Uermas aperçoit de ces rameaux qui sont languissants, ou desséchés, ou pourris? Hs figurent les âmes « qui ont entendu [la parole de Dieu], qui ont cru, qui ont reçu le sceau, mais qui ne l'ont pas gardé intact u. Voici les « apostats et les traîtres » , ceux qui renient le Seigneur et ceux qui dénoncent leurs frères. Voici deschrétiens qui retournent aux plaisirs de ces païens au milieu desquels ils vivent^. Voici des riches, des honealtores, qui par superbe tournent le dos aux petits dont leur foi les avait faits les frères. Voici les gens de négoce qui par intérêt et pour un gain sordide trabissent le Seigneur. Voici les ambitieux qui ont la folie de briguer les premières places^,.. L'auteur do V Apocalypse de saint Pierre voit dans l'autre monde le lieu destiné au châtiment des pécheurs : il est rempli de fidèles qui ont failli. Ceux-ci ont " blas.
i. Befir. VI, t-B.
9. IHKH. Coiilra haer. I, fl, 3, signale li acatidalo Aauué \<a.t Jcs hérétiques qui n'onl pis scrupule de ojaDgerlea viandes imiiiolËes aui id(4es, d'assister aux réjouissances données pir les païens en l'honneut des idoles, et aux spectacles odiouK aui tiommes et A bieu des combats de filadiatcurs et des combats de b6te9 Idrocca.