Sim. Vlir
lénoé la voie de la justice » ot « déserté la voie d » ; ce sont les apostats dont parlait llermat -là, hommes et femmes, se sont livrés à la for-S lication et aux vices contre nature. D'autres sont desif leurtricrs ou leurs complices. Là les faux témoins, usuriers, les riches u sans pitié pour les orphelins les veuves et sans souci des commandements de Dieu ». Le châtiment est terrible, vagues de feu, souffles empestes, anges siippliciers rivalisant à punipJ chaque faute selon sou espèce, et à moraliser les vi*q vants par la terreur '.
Comment parer cette faillite?
Une solution radicale s'olfrit à l'esprit de quelque» docteurs, qui consista à tenir la faute des fidèles poun indifférente. Hermas a connu de pareils docteurs : les dénonce comme des « hypocrites », et leurs dool trines comme des " doctrines étrangères » à la cons-cîence de l'Eglise. Mais ces étrangetés ne sont point ' loffensives, elles « pervertissent les serviteurs de surtout ceux qui ont péché, en ne les laissant •oint se convertir, mais eu les rassurant par des affirations insensées' ». Hermas les dénonce ailleurs, ■ ce sont les mêmes, — comme des casuisCes san4 ionscience qui, par une pensée de lucre, jouent uns irsonnage et enseignent les hommes « selon leurs incupiscences », « hypocrites et docteurs de mal^ o ■énée connaît de même des hérétiques, des valenli^l
nîens, qui permettent à leurs disciples toutes les vuluptés, d"aprÈs cette maxime que la chair a droit <i lu chair et l'esprit à l'esprit'. D'autres, les caipocralieos, professent que l'homme est sauvé par la foi et par la charité, et que tout le reste est indifTérent : le bien et le mal, le juste et l'injuste, n'cxislent qup dans l'opinion des hommes : en soi rien n'est mal *. Etrangle audace, conclut Irénée, que des hommes se réclament de Jésus comme de leur maître, de Jésus qui condamme non seulement le mal, mais le seul désir et la pensée du mal. alors qu'ils rivalisent avec les cyniques, « Ct/nicorumindifferentiainncmulantes^ » . La coQtradiction de ce cynisme et de l'Evangile était trop criante pour ne pas répugner invinciblement. Les Ames de honne, mais faible volonté, se désespéraient : elles « n'espéraient pas le salut, à cause des actes qu'elles avaient commis^ d. Si tant d'autres tournaient le dus aux saints, n'était-ce pas que leur misère les persuadait que celle sainteté était dans le monde, dans les affaires, dans les charges, irréalisable? Irénée nous montre l'angoisse de fcniines tombées, et « leurs consciences brûlées comme au cautère... ». Les unes « silencieusement désespé rent de la vie de Dieu, d'autres renoncent absolument [au christianisme], d'autres restent hé si tante s et sont, comme dit le proverbe, ni dedans, ni dehors "«. L'Église chrétienne était profondémenl troublée de la fragilité de ses baptisés opposéeàla pureté do son idéal.
I. Contra haer. 1,6. 3, s. Contra liaer. I, «f, S. cl S. Contra haer. n,3i, 3.
t. Sim. vni, 9, ».
S. Conira haer.S, 13,1.