Bulletin de litl. eccl, 1899, p
lui consacrées ou prétendues telles. Athanase reproche aux ariens d'avoir, eux, jeté cette discussion dans le public, Invoquera-t-il la loi chrétienne de Tarcane? Non, il dira simplement : « Les ariens n'ont pas honte de produire les mystères (TpayojSeïv xà {xuff-rvîpia) devant les catéchumènes, et, ce qui est pis, devant des païens, alors qu'il est écrit que l'on doit garder le secret du roi, et que le Seigneur nous fait un précepte de ne donner pas le saint aux chiens, les perles aux porcs. Il ne faut pas révéler les mystères aux non-initiés (où /pv) Ta [xuar/^pta àuurjxotç TpaywosTv), de peur que les païens n'en rient dans leur inintelligence, et que les catéchumènes ne se scandalisent à les connaître ainsi ^ » Aux yeux d' Athanase, c'est moins une loi, qu'une forme supérieure du respect et de la prudence que nous devons pratiquer, respect envers les saints mystères et prudence envers les catéchumènes.
La suite de la discussion le montre bien, où Athanase rapporte que le concile arien de Tyr demanda qu'une commission d'enquête instruisît sur les lieux l'affaire de Macaire. Cette commission semble avoir été toute laïque, car, nous dit Athanase, des prêtres ayant demandé à y prendre part, essuyèrent un refus formel. — Mais l'empereur Constantin, qui n'était même pas alors catéchumène, n'avait-il pas assisté aux délibérations du concile de Nicée? — C'est en présence du préfet d'Egypte et de sa suite qu'on procède à l'interrogatoire des témoins : « On les interroge, écrit saint Athanase, sur le calice et sur la table, en présence de païens et de juifs! Ce serait in-