Serin, de vcrb. euang. loa. CXXXII, l
pu être établie entre le secret quïl implique et celui qui fut propre aux cultes païens, si nous nappelions pas l'attention sur les formes de langage qui ont créé en cette matière l'équivoque.
On a été victime ici du classicisme des écrivains ecclésiastiques grecs. Déjà saint Ignace, pour dire que les Épliésiens avaient été disciples de saint Paul, les appelait IlaùXou qu-j-ilûciou * . La seconde épître de saint Pierre (i, 16) se sert une fois du mot imizvrfi. Mais le lexique de saint Ignace, de saint Clément, dHermas, des apologistes est, par ailleurs, pur de pareils emprunts. Avec Clément d'Alexandrie, au contraire, se produit une véritable invasion de vocables païens. Ainsi, à la fin du Protreptiqae, Clément invite son lecteur à se détourner de toutes les fables de la mythologie, à fuir 1 île maudite des voluptueuses sirènes, à s'abandonner au Verbe de Dieu qui est l'unique bon pilote, et au Saint-Esprit qui le guidera au port des cieux. « Alors, dit-il, tu contempleras (xaTOTiTSJceii;) mon Dieu, tu seras initié aux mj^tères saints (toTç àvi'oii; TeXecôr^ar, [AuciTripioti;)... Viens, jette là le thyrse, les couronnes de lierre, la mitre, la nébris », et autres insignes des cultes païens : « Livre-toi à la sagesse, je te montrerai le Verbe et les mystères du Verbe. Il y a une montagne chère à Dieu, ombragée de chastes forêts : là les fils de Dieu, brebis toutes belles, célèbrent les augustes fêtes (ceavi opyia) du Verbe », avec les anges, les prophètes, les vierges et les justes. « O mystères saints véritablement! Des daduques me guident (oaoou/oî;ui.xi), je contemple (ÈTCOTrTc'Jaaç) les cieux et Dieu, je deviens