MiGXE, Theologiae cursus, t. XXI, p. 121 et s
rôles delà consécration, Tordo et la formule du baptême, le rituel des ordinations, toutes choses quil eût convenu d'ensevelir dans l'arcane. Zaccaria répondait que c'était sans doute que l'arcane s'était relâché sur certains points et pas sur d'autres ^ La règle était tenue pour si assurée, que toutes les exceptions la confirmaient.
Ne nous hâtons pas de croire que la scolastique du XIX* siècle ait fait justice des propositions erronées de sa devancière. Le P. Hurter, qui représente l'enseignement le plus classique, voit dans l'arcane une discipline plane universalis : si elle est universelle, au IV* siècle, c'est donc qu'elle est de tradition apostolique. Est-ce que les persécuteurs ont connu notre relio^ion autrement que subobscure? L'arcane avait pour objet tous les sacrements et toutes les plus hautes vérités révélées. Il a duré, en Orient, jusqu'à la fin du V* siècle, en Occident jusqu'au milieu du vi*. Le P. Hurter renvoie à Schelstrate seul. Autant fait le P. Pesch^. La. Prompta bibliotheca de Ferraris est aussi affirmative que le Kirchenle.rikon , ce dernier souslasignaturedeHefele.Schwane,Krau3,DeRoss'', Weiss, Probst sont unanimes dans le même sens ^.
Nous nous sommes, à plusieurs reprises, appliqué à réagir contre ces exagérations^ : nous voudrions revenir une dernière fois à ce même sujet de l'arcane, pour montrer qu'entre les scolastiques et les antiri-
1. MicNE, Theologiae cursus, t. v, p. 281-282, où est reproduit Zacca- RU, De usu librorum liturgicorum in rébus theologicis.
2. Hlt.tf.r, Theolorj. doymat. Compendium, t. III, n. 37T. Pesch, Proelect. do{/mat., t. VI. n. ÎM.