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proportionnée au péché : l'Église ne se désintéresse aucunement de cette satisfaction, elle l'impose, elle la contrôle ^ , et, si elle ne lui donne pas toute la publicité dont elle l'entourait du temps de Tertullien, encore veut-elle que le prêtre pénitencier ait mission en son nom de veiller à ce qu'elle soit exécutée rigoureusement comme le paiement d'une dette.
Une dame de qualité vient avouer à ce prêtre les fautes qu'elle a commises depuis son baptême : xatà (xépoç l^ojJioXoYSÏTai fàç àixaptiaç aç iTrsTrpay et p-Exà to pairTiff[j!,a. L'expression xaxà [^époç î'^ofji.oXoY£*iTai n'est pas claire. On a voulu y voir le fait et le précepte d'une confession intégrale, cette pénitente étant supposée confesser ses fautes sigillatim. On a supposé aussi que xaTa fjiépo; signifiait jDa/'f//;z, la pénitente étant supposée faire un aveu incomplet. Si Socrates, remarque-ton, avait voulu dire que la pénitente accusa seulement une partie de ses fautes, il aurait marqué cette restriction par quelque particule ^. Nous le croyons aussi. Nous supposons donc que Socrates a voulu exprimer que lapénitente accuse — le verbe est àl'indicatif et marque une action qui commence, mais qui n'est pas achevée encore — accuse ses fautes en détail, une à une. Puis elle s'arrête : elle n'a pas tout dit, mais.
i. Telle est aussi la procédure dans les Constitutions apostoliques, témoin de la discipline en Syrie au milieu du iv' siècle. Mais là le jugement préalable du pécheur appartient à l'évêque; la surveillance de la satisfaction est dévolue aux diacres ; la réconciliation linaleest une fonction de l'évêque. Holl, Enth. und Bussgewalt, p. 241. iNotons que la satisfaction est toujours proportionnée à la faute : Mri nâcni; à(/.apTia; tvjv aÙTrlv ixoietcGe à7:ôçaaiv, àX>'év.àaT/]i; lôi'av. Certaines fautes ne méritent que des menaces; pour d'autres on imposera des aumônes, pour d'autresdesjeûnes, etc.itpô; to (j.£Y£Oo; toù èyxXrijAaT©;. Const. ap. n, 48, cité par Holl, ibid.