‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 107 sur 142 · S ÉTUDES D'HISTOIRE · texte numérisé non relu

S ÉTUDES D'HISTOIRE

suppléer par de simples presbytres. Pourtant le P. de Smedt, s'autorisant de ce que les AcU's rapportent de saint Jacques et de la communauté de J<*ru.salem, croit à la monarchie épiscopale originelle. — La terminolof^ie primitive n'est donc point rigoureuse, et les institutions définitives ont pu ôtre préparées par des institutions transitoires, comme un édifice par ses échafaudages : tel est le terrain sur lequel l'entente ■est possible.

Essayons donc de systématiser à notre tour.

Le mot IxxXriffia est d'origine hellénique et désigne jans le grec classique l'assemblée plénière délibérante des citoyens libres d'une ville * . Une assemblée populaire, comme celle du peuple d'Êphèse dans son théâtre, est encore une « ekklesia ^ ». Ce sens littéral est celui que les Septante ont adopté^. Mais « ekklesia » pouvait prendre et a pris un sens symbolique dérivé du sens littéral : les Septante ont appliqué le mot à l'assemblée idéale du peuple de Dieu ■*, et nous retrouvons cette acception dans les plus anciens textes chrétiens, où « ekklesia » désigne le nombre total des chrétiens, des « saints », l'Israël nouveau : c'est dans ce sens que saint Paul se reproche d'avoir un temps persécuté « l'ekklesia » de Dieu, et que l'évangéliste

1. Voyez G. Glotz, art. Ekrlesia du Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, et A. Hort, The Christian Ecclesia (Londrei 489-), p. 1-2!.

«. Act. XIX, 32, 39, 41.

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