‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 20 sur 142 · Ibid. Cf. Slrom. V · texte numérisé non relu

Ibid. Cf. Slrom. V

JO ÉTUDES DIIISTOIRB

giné par les scolastiquos du xvii* et du xviii' siècle! l^es textes ot les faits sont là pour le dire. On n'aurait jamais mis par écrit les formules sacramentaires, assurait-on. Mais la littérature chrétienne, contemporaine du temps où la discipline du catéchuménat a été en vigueur, antérieure à l'apparition des plu? anciens sacramentaires, ne manifeste aucune réserve. Pour ne citer qu'un exemple, l'euchologe de saint Serapion de Thmuis, retrouvé tout récemment, nous a donné le texte de l'anaphore de la messe avec le texte même des paroles de la consécration, et aussi bien la formule de l'ordination des diacres, des prêtres, des évêques^ La discipline du catéchuménat n'interdisait donc pas d'écrire et de transcrire toute la liturgie. Car ce même euchologe atteste que le catéchuménat existait, il donne le texte de la bénédiction que l'évêque prononçait sur les catéchumènes au moment de les congédier, après l'homélie, avant l'anaphore : « Qu'ils soient gardés par toi. Seigneur, dans la science de ce qu'ils apprennent et dans la pureté de l'intelligence, qu'ils soient estimés dignes du bain de la nouvelle naissance et des saints mystères (xwv aviiov fjLUffTrjpiwv), » c'est-à-dire du baptême et de l'eucharistie.

Les ennemis de saint Athanase lui reprochent le sacrilège qu'aurait commis un de ses prêtres, Macaire, qui, chargé d'interdire toute fonction sacerdolale à un arien, Ischyras, — lequel n'avait reçu aucune ordination et se prétendait le prêtre de son yillage, — aurait fait violence à cet Ischyras, brisé le calice dont il se servait, et jeté à terre les espèces par

1. Fi NK, Didiiscal. et constitut. apost. (Paderborn lOOô;, t. H, p. 158 •t suiv.

lui consacrées ou prétendues telles. Athanase reproche aux ariens d'avoir, eux, jeté cette discussion dans le public. Invoquera-t-il la loi chrétienne de Tarcane? Non, il dira simplement : « Les ariens n'ont pas honte de produire les mystères (xpaytoSeiv toc jxudTifipia) devant les catéchumènes, et, ce qui est pis, devant des païens, alors qu'il est écrit que l'on doit garder le secret du roi, et que le Seigneur nous fait un précepte de ne donner pas le saint aux chiens, les perles aux porcs. Il ne faut pas révéler les mystères aux non-initiés (ou y^p^ xà [xuaxiqpia à[ji.uviToiç xpaYwoeTv), de peur que les païens n'en rient dans leur inintelligence, et que les catéchumènes ne se scandalisent à les connaître ainsi ^ » Aux yeux d' Athanase, c'est moins une loi, qu'une forme supérieure du respect et de la prudence que nous devons pratiquer, respect envers les saints mystères et prudence envers les catéchumènes.

La suite de la discussion le montre bien, où Athanase rapporte que le concile arien de Tyr demanda qu'une commission d'enquête instruisît sur les lieux TafFaire de Macaire. Cette commission est composée de six évoques ariens, qui sont présidés par le préfet d'Egypte, Philagrius^. Mais l'empereur Constantin, qui n'était même pas alors catéchumène, n'avait-il pas assisté aux délibérations du concile de Nicée? — C'est en présence du préfet d'Egypte et de sa suite qu'on procède à l'interrogatoire des témoins : « On les interroge, écrit saint Alhanase, sur le calice et sur la table, en présence de païens et de juifs ! Ce serait

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