Ï^TUDES O HISTOIRE
parle d'un éveque libellatique et qui, de plus, étant tombé malade, avait « blasphémé contre Dieu » : pressé par sa conscience, il déposa l'épiscopat pour faire pénitence, heureux de reconquérir la communion, ne fût-ce qu'au titre de laïque : « ... episcopatum ... sponte deponens ad agendam paenitentiam, ... satis gratalans si sibi vel laico communicare contingeret » (lxvii, Gj. Les évéques, prêtres, diacres, dès l'instant qu'ils étaient des lapsi, étaient déchus de leur ordre, et ainsi ne créaient pas une catégorie spéciale de lapsi, mais rentraient dans le droit commun ' . Les évéques d'Afrique en usant de cette large indulgence envers les apostats à qui l'Église avait été jusque-là si sévère, pliaient la rigueur ancienne à des nécessités jusque-là imprévues, et ils étaient les premiers à s'en rendre compte. Saint Cyprien, avec une conscience supérieure de la finalité de l'Église, concevait le devoir épiscopal en fonction du salut des âmes : « Conscientiae nostrae convenity frater^ écrivait-il au pape Cornélius, dure operam ne quis culpa nostra de Ecclesia pereat : si autem quis ultro et crimine suo perierity et paenitentiam agere atque ad Ecclesiam redire noluerity nos die iudicii inculpatos futur os qui consulimus sanitati^. » Ces deux derniers mots exprimaient l'àme même de lÉglise admirablement.
un décret du pape Cornélius interdisant anx/ap«i l'accès de la cléricature : « [... decrevit] eiusmodi homines ad paenitentiam quidem agendam iussi admitti, ab ordinatione autem cleri atque sacerdotali honore prohiber! ■.