Le R. P. a voulu dire du m* siècle
AVANT-PROPOS DE LA SIXIÈME ÉDITION. lit
de mort... Certains faits contemporains de saint Cyprien, et surtout la vogue durable de Thérésie novatienne, révèlent, à l'état sporadique, la pénétration de l'esprit rigoriste. Conclure de là que cet esprit réglait cinquante ans plus tôt, et dès une date plus ancienne, la pratique de l'Eglise, serait vraiment abusif. y> Ajoutons que conclure de la vigueur mise par Calliste à réagir, qu'il ne faisait qu'énoncer la règle établie et observée partout, ne serait pas moins abusif.
Nous étions donc, dès 1902, arrivé à des conclusions qui étaient dans leurs grandes lignes celles-là même que des enquêtes plus approfondies ont vérifiées, et qui sont en voie d'être acceptées par les théologiens qui enseignent le traité de la pénitence. J'avais en 1902 joint à mon étude une Discussion théologique qui date et est devenue désormais sans intérêt, je la supprime de la présente édition.
On verra que je l'ai remplacée par une étude neuve sur la discipline pénitentielle telle qu'elle se révèle dans les écrits de Tévêque d'Hippone : Le témoignage de saint Augustin sera une vérification des conclusions que nous avions tirées de préférence de la tradition romaine. Un excursus nouveau aussi sur le sermon GGGLI attribué à saint Augustin accompagnera et complétera
notre étude sur la discipline pénitentielle afri-
ixti AVANT-PROPOS DE LA SIXIÈME I^DITÎOÎf
caine au début du v* sièclt*. J espère qu on aura rimpression, en lisant ces pages de quinze ans plus jeunes que le reste du livre, que le terrain est devenu praticable.
Lorsque, en effet, j'ai abordé pour la première fois, la question des origines delà pénitence *,dans le dessein d'écarter les confusions que pouvait créer la tumultuaire History of auricular confession (1896) de H. G. Lea, les principes de solution que nous offraient nos théologiens étaient divergents, contestés : il fallait tirer les faits au clair et montrer qu'ils prenaient place dans une perspective dogmatique éclaircie elle-même. De grands progrès ont été accomplis depuis quinze ans en ce domaine par les théologiens, et le livre du P. d'Alès y aura pour sa part contribué.
Je ne me pardonnerais pas, en écrivant ces dernières lignes, de paraître oublier ce que ce progrès doit à M. Vacandard, notamment à ses