De schism. Donatist. i, Î
S. Id. n, 24.
Multis notum est et probatum persecutionis tempore episcopos aliquos thurifîcasse : et tamen nullus aut manum lapsis imposuit aut ut genua figèrent imperavit. Et facitis vos hodie quod a nullo factum est. Scriptum est : Ne tetigeritis unctos meos, neque in prophetas meos manum miseritis [Ps. CIV, 15]. Oleum suum défendit Deus, quia si peccatum est hominis, unctio est tamen divinitatis. Ac tetigeritis, inquit, unctos meos : ideo ne, dum peccatum hominis percutitur, et oleum quod Del est feriatur.ludicio suo Deus servavit rem suam * .
Saint Léon refuse donc de laisser appliquer aux: clercs pécheurs la pénitence imposée aux laïques :. il ne va pas toutefois jusqu'à proclamer comme Optât de Milève que l'imposition des mains de la pénitence est une exécration du diacre, du prêtre ou de l'évêque qui y serait soumis ; mais il souscrirait, ou peu s'en faut, à cette affirmation que le clerc est, au for interne, justiciable du seul jugement de Dieu. Saint Léon impose au clerc pécheur une satisfaction mesurée à sa faute, en spécifiant que cette satisfaction n'aura rien de public (prwata secessio) : il veut qu'il espère dans la miséricorde de Dieu, mais sansque l'F'i^lise intervienne. Découvrir ici l'intervention d'ine ab olution secrète, alors que saint Léon ne parle que de retraite et de satisfaction, serait étrangement abuser de la faculté de lire entre les lignes. Il n'y a de secrète ici que la satisfaction, à laquelle saint Léon attribue très directement la rémission, d'ailleurs incertaine, du clerc pénitent : « satisfaction si fuerit digna, sit etiam fructuosa ».
Voici un exemple concret. Sabinianus est un diacre