Serrno LXXXn, 13 : € feccata camis non curat Deus. » Cf
n'était sans doute pas prise au sérieux même par les coupables qui affectaient de s'en prévaloir.
Plus spécieux de beaucoup par l'autorité de ceux qui paraissent l'avoir défendu, était le principe que quiconque n'abandonne pas le nom du Christ et a été baptisé de son baptême dans l'Église, s'il n'est pas retranché de cette Eglise pour quelque schisme ou quelque hérésie, est assuré d'être sauvé per ignem (allusion à I Cor. Ill, 15), quelques crimes qu'il ait commis après son baptême sans les avoir jamais effacés par la pénitence ou rachetés par des aumônes» et après y avoir persévéré jusqu'à la dernière heure ^ . Les docteurs qui soutiennent cette doctrine sont catholiques, ajoute Augustin, ils y sont conduits par leur miséricorde, ils n'en sont pas moins dans Terreur, car l'Ecriture divine est contre eux^. Ainsi s'exprime Augustin en 421, dans \ Enchividion, où il rappelle qu'il a réfuté cette erreur dans son traité De fîde et operihus, c'est-à-dire en 413, soit deux ans avant le concile de Diospolis. A en croire les catholiques qui préconisaient cette erreur, tout catholique baptisé était assuré par son baptême de son salut final ^. Il est vrai que ce salut final n'était pas obtenu^
Enarr. in. ps. CXXXVIII, IS : « Homines mali, homines perversi,. cura peccant utique lenebrae sunt ; dura non confiteutnr peccatî... quae fecerant, sed insuper defendunl, tenel>rant tenebras suas. » i. Enchiridion, lxvii.