‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 98 sur 142 · Id. 1,3: uuoTaCTaouevoi xoïç YiYOUixévotç · texte numérisé non relu

Id. 1,3: uuoTaCTaouevoi xoïç YiYOUixévotç

3. Id. XXI, 6 : Toù; 7rpoiQYo\j{/.£vo"jç îr^^G)-^ aiSecOôâixev.

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est investi de Vimperium, ou chiliarque, ou centurion? Non, chacun, à son ranjç, ex^icute ce qui est commandé par le basileus et par les chefs *. Dieu a envoyé le Christ, le Christ a envoyé les apAtres; « les apôtres ont prêché dans les pays, dans les cités, et ils ont, après les avoir éprouvés par l'Esprit-Saint, institué [les fidèles qui étaient] leurs prémices épiscopes et diacres de ceux qui devaient croire ensuite- ». Voilà posé le fondement du droit divin de la hiérarc^hie. Plus encore, « les apôtres ont prévu que rcTriaxoTtTÎ provoquerait des rivalités; aussi, ayant institué leurs prémices, ils ont réglé que, ces premiers [évêques] morts, d'autres devraient recueillir leur ministère, après avoir été dûment éprouvés ^ ». Voilà posé le principe de la succession dans la hiérarchie. Et tout aussitôt : « Ceux qui ont été établis, par les apôtres ou par les créatures des apôtres, toute l'Eglise y consentant, — et qui ont rempli leur ministère sans reproche, selon le témoignage persévérant de tous, — ceux-là, notre avis est que l'on ne peut les déposer de leur ministère * ».

A Corinthe donc nous rencontrons en 95* une Eglise composée d'un nombre indéterminé de laï-

i. Id. xxxvn, 3 : 5xa(rro; èv t(^ loto) ':6.'^\ia.zx xà £7nTaaff6|tcva ÛTcè tov PaffiXe'to; xai twv tjyoujxevcov ÈTtiTe/eï.

2. Id. XLii, 4 : xaTà xtipa;xaIxaTàT:6)£i;xrjpuffffOvTeîxa6:(rravov ta; àrcapyà; aùxtôv, 6oxi[/.âa2v:£ç tcô TryîvjLaT:, el; èrtcacro-j; xai îiaxovou; TÔiv iJL£).).ôvTa)v TctaTeûeiv. Les prémices, à7:apx*'. ^^^^ allusion à Rom. XVI, 5 et / Cor. xm, iô. L'examen ou docimasie est un souvenir de // Cor. viii, 22 et de / Tim. ra, iO.

3. Id. XLiv, 1-2 : ol àzd(Tio).oi t.ijlôôv Éyvcoaov... ÔTilpi; ÊaratèTTl toû ôvdfiaTo; TJiç è7ri(TxoTr»i; ... xa":£(mr,<Tavj toù; rpoeipT]{jxvou;, x«i IxeTa;y èT:'.\o;jLy;v IScoxav Ziiti)^ iàv xoipir.ôtôaiv, SiaSs^w/rat Crepoi 8e6oxi[xa(jjjL£voi ôvSpe; ttjV ),£iTO*jpY(av «'jrôiv.

4. Ibid. 3 : Toù; xaTa(rta6£vTa;... (rjv£u5oxTja3<rr,; tîj; èxxÀr.aia; icâffr,;... où Sixaîo); voiiîÇojiev àîioêâ/^earôai tîî; Xeitoup^îo^.

ques, le mot est de notre auteur (xl, 4). Ces laïques sont gouvernés par une hiérarchie à deux termes : les diacres, les épiscopes. Ces épiscopes sont appelés aussi presbytres ^. Corinthe compte sûrement plusieurs presbytres épiscopes ^.

Moins de quarante ans auparavant, écrivant aux Corinthiens sa première épître, dans un moment où d'autres divisions agitaient déjà cette Église, saint Paul ne parle ni d'épiscopes, ni de diacres, ni de presbytres. 11 parle de pédagogues (iv, 14), de prophètes (xi^ 4, etc.); il parle de l'apôtre et du père qu'il est pour les Corinthiens ; il enverra Timothée, « son enfant aimé et fidèle dans le Seigneur, pour leur rappeler les voies que partout en toute Eglise il enseigne » (iv, 17). Et ce serait tout s'il n'ajoutait : « Vous connaissez la maison de Stéphanas, et qu'il est les prémices de l'Achaïe, et que pour le service des saints ils se sont constitués : je vous prie de leur être soumis, ainsi qu'à quiconque travaille et peine avec moi ^. »

En Macédoine, de même, nous tenons les deux extrémités delà chaîne. — Polycarpe, évêque de Smyrne, écrit aux Philippiens une lettre que nous possédons dans le recueil des épîtres ignatiennes. « Polycarpe et les presbytres qui sont avec lui à l'Eglise de Dieu qui est à Philippes... » Smyrne possède la hiérarchie à trois termes : un évêque, le presbyterium, les diacres. Mais il n'en est pas ainsi de Philippes. Poly-

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