ARRÊT DU CONSEIL DU ROI
« Pour dernier trait à ce tableau, tout était arbitraire, va- « riété et incertitude dans le mode d'établissement et de « répartition, d (C. Dareste, Histoire de France, 2^ édit., t. VI, p. 568).
La publication de cet arrêt apporte un élément de plus à l'histoire de l'administration de M. de Blossac. Il prouve, en outre, comme nous l'avions déjà dit, que son ordonnance du 4^'janvier 1758 sur les corvées des grands chemins dans la province du Poitou, n'y avait diminué ni les difficultés d'exécution de la corvée, ni le poids du fardeau pour les populations rurales.
Les faits qui ont donné lieu à cet arrêt ayant été occasionnés par un travail commandé par la corvée près de • Chauvigny, il apporte aussi un fait de plus à l'histoire de Chauvigny, poursuivie avec tant de succès par notre savant confrère M. Tranchant, l'un des vice-présidents du Comité des travaux historiques et scientifiques.
On voit enfin dans cet arrêt, en un temps où n'existent pas encore les principes de séparation des pouvoirs et des autorités, une conséquence remarquable en matière de justice répressive., de l'attribution aux Intendants de tout ce qui concerne la corvée des grands chemins,
« Versailles, le 24 décembre 1764.
« Sur le compte qui a été rendu à Sa Majesté qu'il y avait sur la route de Châtellerault à Limoges, à l'endroit appelé le Guay de Laudin, près la petite ville de Chauvigny, un passage devenu impraticable pour les voitures et les chevaux. Sa Majesté ayant reconnu la nécessité de réparer cette partie de route, aurait pris les mesures convenables pour y faire faire à prix d'argent les ouvrages de maçonnerie, et aurait adressé ses ordres au sieur Intendant et commissaire départi en la Généralité de Poitiers pour faire faire par corvées les ouvrages de terrassement et autres qu'il est d'usage de faire exécuter par les habitants