X PRÉFACE
ques dont elle doit s'inspirer, ii son histoire, à celle (Jii
service de la fabrication aux diverses époques de notre développement national, à Tétude du monnayage dans les civilisations qui ont précédé la nôtre.
L'analyse des monnaies elles-mêmes s'y rattache, et, sous le nom spécial de numismatique, n'est vraiment qu'une partie de l'histoire monétaire.
N'est-ce pas d'ailleurs une constatation intéressante pour l'histoire générale, bien plus encore que pour l'histoire locale, que celle résultant de la découverte de ce Trésor de Vernon, à 19 kilomètres de Poitiers, que nous avons étudié le premier, et suivi dans ses découvertes successives, et qui prouve qu'en 710 de la fondation de Rome, 44 ans avant J.-C, la monnaie romaine et la monnaie gauloise, celle des vainqueurs et celle des vaincus, avaient une circulation concomitante, par masse considérable ?
Les monnaies gauloises ne sont-elles pas aussi des monuments importants, si menus qu'ils soient, de notre histoire nationale ? et le difficile problème que nous avons cherché à résoudre, en osant proposer, pour notre rarissime denier à légende Giamilos, une attribution autre que celle de M. de Saulcy, et accueillie avec faveur, ne tient-il pas à l'histoire de la Gaule, contemporaine de la conquête romaine, et par conséquent à notre propre histoire ?
Nous n'y entrons pas plus directement avec notre Note sur des monnaies carlovingiennes intéressant U Poitou^ et avec nos Observations sur le monnayage anglo^