‹ Études d'histoire financière et monétaireChapitre 8 sur 64 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

aquitanique dans les ateliers de Bordeaux et de Poitiers, et dans l'atelier de PérigueuXy dont nous croyons, malgré les résistances, avoir établi comme étant très probable, Texistence inconnue jusqu'alors.

Ces questions d'existence d'antiques ateliers monétaires, à ces époques si diverses, ne sont pas des questions purement locales, et l'histoire générale en a plus d'une fois profité.

C'est aussi l'histoire générale qui peut tirer parti des constatations qui résultent de notre Etude du Dépôt de Prinçay fVienneJ^ contenant 21 (iQ petits bronzes frappés sous le règne de Constantin sous des effigies diverses.

N'est-ce pas notre terre de France qui, en nous rendant à certaines heures des trésors du monnayage antique enfouis dans son sein , semble nous provoquer elle-même à établir un trait d'union entre les diverses parties de l'histoire , par celle de la monnaie ?

Les Etudes d'histoire financière et monétaire ici groupées ont été écrites à des époques fort diverses et souvent fort éloignées les unes des autres.

Ainsi, tandis que la première partie de notre Etude sur le Cours international des monnaies de 1/ Union a été écrite en 1883, sous l'empire de la convention de 1878, et la seconde, depuis la convention de 1885, en 1887 ; notre Etude sur la Monnaie au point de vue de Vécotioinie politique et du droit , provient de conférences et de leçons faites en 1865 au moment où M. Duruy, Ministre de l'instruction publique, invitait les pro-

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fesseurs de l'enseignement supérieur à vulgariser la science dans des Conférences publiques, et créait une première chaire d'économie politique dans les Facultés de Droit. La législation positive a subi depuis 1865 de graves modifications ; des notes étendues les expliquent.

D'autres notes indiquent, du reste, la date, la nature de chacune des Etudes contenues dans ce volume, et la communication d'une partie d'entre elles aux congrès de la Sorbonne.

Parmi les témoignages bienveillants qu^elles ont rencontrés et pour lesquels nous ne saurions adresser trop de remerciements, il'en est un que nous demandons la permission d'extraire du Compte-rendu des séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques.

M. rin^specteur générât Chéruel, en présentant à l'Académie la première des Etudes contenues dans le présent yolum|B, a bien voulu l'adcompagner du rapport suivant : .. , . ., <

M. Chéruel. — « J'ai l'honneur de présenter à « l'Académie au nom de M. Th. Ducrocq, corres- « pondant, un travail historique sur un projet de c< réformes financières du comte de Boulainvilliers. Ce « projet, dont le but principal était de faire substituer « la (japitation à la gabelle, est généralement considéré « comme ayant été rédigé sous la Régence en 1716.

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