‹ Études d'histoire littéraireChapitre 105 sur 125 · Voir son Rapport, imprimé on · texte numérisé non relu

Voir son Rapport, imprimé on

lio

son ipi il Uiiromuro les riciiesses de son présent.

Cependant il est vrai aussi que peut-être ce grand visionnaire, s’il avait vu d’abord, eût évité un certain nombre de tausses notes, de fantaisies et d’exagérations dont sa rare divination ne pouvait le préserver ; il a montré dans ses notes de voyage qu’il savait voir ce qu’il avait sous les yeux. Eloge qu’on ne donnerait pas toujours à de moins visionnaires et de moins poètes.

Pour conclure, je ne voudrais pas surfaire l’intérêt du travail auquel je viens de me livrer. Les changements apportés par Michelet à sa rédaction depuis 1833 n’ont pas altéré gravement le caractère du morceau. Cependant, pour quiconque voudra connaître les sources et la méthode de Michelet, l’examen des notes de 1833 sera indispensable. Et en second lieu, dans le texte, dans les notes mêmes, quelques lumières, quelques reliefs ont disparu. Si merveilleux que soit le Tableau que nous lisons, il est réel que c’est une rédaction par endroits émoussée ou ternie. Il faut rétablir les leçons primitives pour retrouver, dans toute sa force et sa fraîcheur, la saveur originale du génie de Michelet V

1. Voici quelques leçons et quelques notes que je signalerai poui- ne rien perdre qui ait quelque signification :

Ed. Lemerre, p. 73. La pauvre et dure Bretagne... 1852: (Note) : « Cette description a été écrite en 1832 avant les beaux ouvrages de Souvestre et autres publications bretonnes des derniers temps. Nous y renvoyons le lecteur. » Cette note a disparu dès 1861.

Ed. Lemerre, p. 82. Un mot profond a été dit... 1833 « ...vient d’être dit... «

Ed. LemeiTC, p. 83. Mais il leur a fallu environ un siècle... 1833 : « il a fallu «.

Ed. Lemerre p. 90. Aymon père de Renaud... et frère de ïurpin... 1833. (Note) : « Il est assez remarquable que les noms des héros et de l’auteur de la fameuse chronique figureni ensemble dans l’histoire ».

Ed. Lemerre, p. 99... l’Ariège. 1833: « le bourbeux Ariège ».

Ibid. Celle-ci, longtemps capitale de la France anglaise... 1833: « Celle-ci, essentiellement moderne, longtemps, » etc.

Ed. Lemerre, p. 97... le chancelier de l’Hôpital; les Arnaud... 1833 : « . . le ch. de l’H., catholique équivoque... » Avec cette note: « Voyez dans les Mémoires de d’Aubigné la part secrète que le chancelier eut à la conspiration d’Amboise. » C’était un proverbe: « Dieu vous garde de la messe du chancelier, du cure-dents de l’amiral et des patenôtres du connétable. »

Ibid... le combat des doutes et de l’ancienne foi. 1833. « ... et de la foi. »

Ed. Lemerre, p. 108. Le canal des deux mers... 1833 (Note) : « .le parlerai ailleurs de ce grand monument du règne de Louis XIV. »

Ed. Lemerre, p. 135 ... contre l’oppression des communes de

ÉTUDES littéraire:s

Flandre. Ce n’est pas en Bourgogne... 1833: « [Flandre], contre le chef des soigneurs el l’ami des Anglais. »

Ed. Lemen-e, p. 129 ... les maisons s’enduisent de limaille de fer. 1852 (Note) ; « Ce détail était encoi’e exact en 1832. »

Ed. Leïiierre, p. 136 ... les minéraux, les plantes, peu variés. 1833: ... variées. »

F]d. Lemerre, p. 152 ... du roi de Saint-Denys... 1833 (Note): « Comme l’appellent souvent les poèmes chevaleresques du moyen âge.

Ed. Lenierre, p. 421 ... un concile provincial a été tenu à Avignon. 1833 (suivi par 1852, 1861 et Flammarion, in-8“): « ... ayant été convoqué à Avignon... »

Ed. Lemerre, p. 429. Le génie musical et enfantin de l’Allemagne commence avec ses poétiques légendes. 1833 : <c ... ces ... »

Ed. Lemerre, p. 432... par les Normands en 886 et 896 : 1833 (suivi par 1852, 1861 et Flammarion, in-8“) : ic ... 895. »

On aura ainsi dans cet article un relevé de toutes les leçons du texte de 1833 qui ne se lisent plus dans les éditions actuellement en circulation, et de toutes les notes retranchées, à l’exception des citations latines que j ai indiquées sans les transcrire, de quelques mots de raccord insignifiants, et surtout des simples indications de titres, de tomes et de pages: encore ai-je énuméré plus haut tous les noms d auteurs cités comme sources qui ne se retrouvent plus dans l’annotation définitive.

THE NEW POETRY IN FRANCE'

When Victor Hugo, in 1885, took his leave of the world amid an apotheosis, it seemed as if he had carried French Poetry with him. Their ancestor gone, the generations who came after him felt that they were, indeed, already very old: Banville, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, Coppée, — all those who, for the last thirty years, had struck new chords, no longer had anything to say, and could only repeat themselves. They still published beautiful verses, but their models were known. That air of youth and novelty was lacking in their finest things, which once pervaded them.

Poetry, which gave no indications of progress, seemed in its last throes. And, after all, was not its day past ? There were not wanting people who really believed this ; some praising and others cursing the age of science in which poetry could not live.

Meanwhile, Verlaine, of the Parnassian school, in his « Sagesse », (1881) had finally broken with his fellow Parnassians, and a group of young men, the true « Jeunes », were entering upon the scene. Between 1885 and 1888 there were published the « Complaintes » of Jules Laforgue, « Les Syrtes » and « Cantilènes » of Moréas, Arthur Rimbaud’s « Illuminations, » the « Palais Nomades » ol Gustave Kahn, StuartMerrill’s « Les Gammes )),Viélé-Griffin’s, «Les Cygnes» and « Ancaeus », and « Les Épisodes » and « Les Sites » hy Henri de Régnier. In both France and Belgium a new art was being ushered in through the numerous reviews and organs of as many different clubs and schools : « La Vogue »,

1. Translated by Miss Susan Hillis Taber, Burlington, VI. — The International Monthly, October, p. 433-465, 1901.

ÉTUDES LITTÉRAIRES

the « Revue indépendante », the « Revue Wagnérienne », « L’Ermitage », the « Revue Blanche », and « La Wallonie. » The « décadent » or « symbolist » poetry, the « polymorphous » verse, — whimsical, alluring, and striking names, — were praised, explained, and practised with a sincere and violent zeal. A tumultuous and furious effort was made to put the rusty chariot of French poetry into running order again, and to start it in roads unknown to both Romanticist and Parnassian. But all this life was spending its agitated being underground, as it were, in the basement of literature, and the noise did not carry to the general public on the street. The « Déliquescences » of Adoré Floupette' scarcely caused the Journalists to smile, even for a moment, and many of them, indeed, could not at first decide whether they had before them an essay by a sincere and original writer, or a parody by some facetious « crank ».

Little by little, however, the critics of the first magnitude began to perceive that this younger generation Avas heartily bestirring itself, and they endeavored to discover what it was about. M. Jules Lemaitre^ at once both charmed and offended by Verlaine, set him apart from other young men who called themselves symbolists ; their obscurity startled him, and he ieared lest he might be the dupe of a band of mystifiers. M. Brunetière' rebuked the foolish extravagancies of the innovators, but not without a certain pleased forbearance at seeing their movement fall in so Avell with his own doctrine. A slight discussion arose OA'er a hook by Charles Morice, « La littérature de tout à l’heure », in wich the programme of the new art was set forth in terms that were fairly intelligible. And then suddenly, in 1891, as if in obedience to an order, all the journals and magazines began to occupy themselves with the question o symbolism. M. Brunetière in the « Revue des Deux Mondes » C

Page 1