‹ Études d'histoire littéraireChapitre 104 sur 125 · Tableau, éd. Lemerre, p · texte numérisé non relu

Tableau, éd. Lemerre, p

6. Rome, p. 318. On y voit que sa théorie de la formation de l’unité française par le centre était déjà construite.

ÉTUDES LITTÉRAIRES

Il a VU, c’est-à-dire traversé la Franche-Comté, la Bourgogne. Il s’est arrêté à Dijon, il a visité Saint-Bénigne*, le Musée U

En juillet 1831, il était au Havre avec sa fille h II a donc vu les rives de la Seine, la Normandie *•. C’est de là sans doute qu’il alla à Granville, au Mont -Saint-Michel.

Et il visita la Bretagne avec Chéruel ^ 11 était en septembre à Saint-Malo, et par Tréguier, Morlaix, il gagna Brest, d’où il redescendit vers Auray et Carnac.

Ce voyage de 1831, avec le séjour aux Ardennes de 1818 et les promenades dans la banlieue de Paris, est le seul voyage où il ait pu regarder, et d’un peu près, le pays de France. Hors de là, il a vu les routes de Nancy, de Pontarlier, de Lyon, des fenêtres d’une diligence.

Le centre, le sud-ouest, le midi méditerranéen lui échappaient complètement. Son voyage d’archives de 1835 ®. en compagnie de Duruy, lui fit faire un grand pas dans la connaissance de la terre de France. Tl vit alors Poitiers, la Rochelle, Saintes, Angoulême, Bordeaux, Bayonne, Pau, Toulouse, Montauban, Cahors, Limoges, Bourges, Orléans.

Et peu à peu, à mesure qu’il voyagera, qu’il ira ou retournera en Angleterre, en Flandre, en Hollande, en Suisse, en Allemagne, de nouvelles parties, de nouveaux aspects de la France se découvriront à lui. C’est par les chemins de France qu il s en ira sur les chemins d’Europe. Mais le tableau ne profitera pas des impressions consignées dans ses carnets ; il restera tel que Michelet l’avait fait en 1833, quand il n avait pas vu la plupart de nos provinces

I^ittérairement, l’ouvrage n’en est peut-être' que plus admirable : il est prodigieux qu’avec des livres et des cartes d^ ait su à ce point voir et faire voir ce qu’en réalité il n’avait pas vu.

t. Rome, p. 3“23.

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