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Boulainvilliers, État de la France, t. III, p

ÉTUDES LITTÉRAIRES

comme « le plus digne objet de l’attention d’un grand prince ‘ ». Pas de commerce sans voies de communication ; il faut donc un programme de travaux publics quand on veut développer la ricliesse publique.

C est l’observation qui guérit du préjugé contre le luxe : il faut que l’argent circule, pour que la richesse soit bienfaisante.

« L on convient que la richesse d’un État consiste dans 1 or et 1 argent qui s’y trouvent ; mais cette richesse devient inutile, si elle n’est en mouvement. Comparable aux eaux qui fertilisent les prairies, il faut qu’elle se répande, sinon en pareille quantité partout, du moins à certaine suffisance. Ainsi il n est pas vrai de dire qu’il est indilférent en quelles bourses se trouvent l’or et l’argent du royaume ; car s’il n est pas à propos que tous en possèdent égale quantité, il faut du moins prévenir la langueur et l’inaction de celui qui manque, lequel, ne pouvant s’aider d’aucune façon, devient à charge à lui-même et inutile à l’État. Ainsi rien n’est si important que d’empêcher l’accumulation des richesses dans les coffres des financiers® ».

M. de Fougerolle semble répondre à La Bruyère, et des deux c est La Bruyère dont la raison ne tient pas compte des laits. Et 1 on voit naître chez lui ® l’économie politique de Voltaire.

Mais cette circulation, suffît-il quelle existe? Ici les moralistes, clairvoyants dans l’observation des faits de conscience, bronchent par une connaissance incomplète des laits sociaux. Ils ont réhabilité le luxe, et ils ont eu raison, mais le remède est insuffisant : Fourgerolle ne s’y trompe pas. ^

« Il est vrai que la cupidité fait souvent l’effet que la charité devrait opérer (par l’échange des services et des commo-

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