Add. : tous
UN MANUSCRIT DE PAUL ET VIRGINIE
l’eprésenter celle des âmes une contre-partie spiritualiste : la religion chrétienne, les anges la fourniront ; la dernière revision de nos manuscrits nous olFre cette esquisse :
Qui ‘ eût vu leur main serrant leur main, leurs yeux rencontrant leurs yeux, les ^ sourires rendus par de plus doux sourires ; les eût pris pour des enfants du jour pour ces esprits célestes ^ qui parfois descendent sur la terre, qui (sont) destinés à s’aimer toujours dont la nature est de s’aimer, (qui) n’ont pas besoin de rendre le sentiment par la parole, l’amour par la pensée et le sentiment par la parole.
Un des feuillets complémentaires du manuscrit opère la mise au point et la fusion de ces deux comparaisons:
A la beauté de leur taille naissante, à la douceur de leurs traits,, de leurs pieds nus, à la naïveté de leur attitude, à leur silence, on les eût pris pour un beau groupe de marbre antique, ou des enfants de Niobé’’, mais en lisant dans leurs yeux le désir qu’ils avoient de se plaire mutuellement et ® de prévenir le désir de leurs parens'* et de se plaire^® mutuellement “, (on) les eût pris pour des enfants du ciel, pour ces esprits bienheureux, dont la nature étant de s’aimer, n’ont pas besoin de rendre le sentiment par des pensées et l’amitié par des paroles.
Nous voici tout près de l’imprimé, qui dégagera encore plus le morceau, tout en reprenant pour la deuxième partie un détail des premières ébauches
A leur silence, à la naïveté de leurs attitudes, à la beauté de leurs pieds nus, on eût cru voir un groupe antique de marbre