Var. ; mères
tO. Var. : salis(faire) biffé.
It. Add. : t° leurs sourires rendus par de plus doux sourires ; 2" aux regards qui se cherchoient sans cesse.
42. Ed. 1788, p. 23. Ed. Flammarion, pp. 39, 40. Je suivrai dans toutés mes citations le texte de 4788, peu diflérent d ailleurs de celui des éditions ultérieures.
ÉTUDES LITTÉRAIRES
blanc représentant f|ue!(jues-uns des enfants de Niobé ; mais à leurs regards qui cherchaient à se rencontrer, à leurs sourires lendus par de plus doux sourires, on les eût pris pour ces enfants du ciel, pour ces esprits bienheureux dont la nature est de s’aimer, et qui n ont pas besoin de rendre le sentiment par des pensées et l’amitié par des paroles.
11 est cette fois arrive à ne garder pour la première comparaison que les traits caractéristiques et les mots évocateurs ; a banale épithète beau est tombée : groupe antique de marbre blanc suffit. L ordre maintenant fait ressortir le détail^ le plus antique, le plus plastique : la beauté des pieds nus n est plus noyée dans une énumération, mais conclut une expressive gradation. Dans la seconde comparaison, acceptons le tade spiritualisme, la doucereuse émanation de Milton et Klopstock : c’est le goût du temps. 11 est notable que Bernardin a éliminé les détails purement moraux, et les a remplacés par deux caractéristiques physiques; les regards et les sourires. Le contraste entre les 'deux comparaisons n est pas simplement du physique au moral, mais de la beauté matérielle à la forme spiritualisée par le rayonnement de l’ame, de l’art païen des Grecs à l’art chrétien des modernes. Ces huit ou dix lignes contiennent l’essence de la théorie esthétique du Génie du Christianisme.
Des idées pittoresques lui viennent, il les accueille, et e es disparaissent dans l’effort de simplification que revèle e texte imprimé. A l’endroit où Bernardin nous peint la vie leureuse des deux familles et les conversations du soir, il note ceci dans sa première rédaction ;
Quelquefois M. parlait des bords de la Loire ‘ et ne souhaitait pour combler son bonheur que d’y rassembler ses amis.
^est maigre. L’imagination de l’artiste travaille sur cette indication.
Quelquefois 2 M- M. parlait des bords de la Loire ^ où crois-
L A( d. : ou croissent tani de fruils délicieux i. Add : boiivcnt elles parloicnl de leur |)ays d. Au-dessus do ces mots bernardin a écril • de
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UN MANUSCRIT DE PAUL ET VIRGINIE
sent tant de fruits délicats, de ces terres ‘ si fertiles de la Touraine qu’il n’y a plus de place pour les chemins, si couvert[e]s d’arbres qu’on ne voit pas les maisons, des- noyers à l’ombre desquels elle dansoit le dimanche avec ses compagnes. Elle pensait en soupirant au château du seigneur dont on voyait de bien loin les toits d’ardoises, elle n’eùt désiré pour mettre le comble à son bonheur que d’y rassembler ses amis.
Malheureusement, dans une révision ultérieure, Bernardin introduit une lecture de la Bible avec des réflexions édifiantes. Et quand il imprime, c'est à la religiosité sentimentale qu’il s’attache; le lin paysage de France est supprimé \ Il eut fallu, pour le conserver, renoncer à faire venir Marguerite de Bretagne, comme l’auteur s’y est à la fin décidé : mais il n’importait pas que Marguerite fût Bretonne.
Les deux familles se donnent mutuellement aide et sympathie.
Ainsi, lit-on dans l’imprimé^, des plantes faibles s’entrelacent entre elles pour résister aux ouragans.
Nos brouillons étaient ici plus hauts en couleurs.
Ainsi dans les âpres montagnes du Mexique °, naissent des plants de vanille qui liés entrelacés ensemble, résistent aux ouragans, et élèvent leur parfum ’’ vers les deux. Ainsi des oiseaux de mer après avoir perdu leur mâles*, élève[nt] et réchauffe [nt] dans le creux des rochers, à l’abri des tempêtes, leurs petits plus blancs que neige.
La seconde comparaison a été rejetée; la première, resserrée et décolorée.
La seconde conversation du vieillard et de Paul* était à
t. Var. : des champs.