CÉPHALOPODES
HÉTÉROPODES.
Espèces du Finistère ....
d<> du Boulonnais . .
d° corses
d° siciliennes
d° d’Arles
d° du Gard
Il n’est pas inutile aussi de mentionner les ouvrages dont nous nous sommes servis dans le catalogue et qui y sont le plus souvent cités :
Histoire naturelle des animaux sans vertèbres , par de Lamarck, deuxième édition, revue par MM. Deshayes et Milne Edwards, 1835 ;
Catalogue dzs Annélides ei des Mollusques de Corse , de Payreaudeau, 1826,
Catalogue des Coquilles de Vile de Corse , par Requien , 1848 ;
Philippi, Enumeratio Molluscorum Sieiliœ ;
Sowerby, Jllustrated index of briiish shells , 1859.
Avant de commencer l’énumération du catalogue , nous croyons bon d’indiquer la marche à suivre pour récolter les espèces qui y sont contenues , ce qui pourra être utile un jour aux conchyliologistes qui viendront après nous , et les mettra à même de rencontrer, par quelque heureux hasard, des espèces que trois ans de recherches assidues , opérées à toutes les époques de l’année, nous ont laissées encore inconnues. Car, il faut bien qu’on le sache, ce n’est pas un catalogue très-complet que nous avons la prétention de livrer à l’impression, mais bien un ensemble de matériaux destinés à donner, nous le pensons, des notions exactes et assez étendues sur les Mollusques marins du Gard. Il ne pourra, d’ailleurs , être très-facile de trouver des espèces non signalées dans le catalogue, sur un littoral aussi restreint que l’est celui de notre département.
D’apres les études et les observations faites par MM. Milne- Edwards, Audouin et Jorbes, on partage aujourd’hui la mer qui baigne nos côtes, en quatre zones, suivant la plus ou moins grande profondeur des eaux. Ce sont :
1° La zone littorale.
2° La zone des Laminaires.
3° La zone des Coralines.
4° La zone des coraux des eaux profondes.
I. — La zone littorale, sur les côtes où la marée se fait sentir, est comprise entre le niveau de la haute et de la basse mer. Mais comme il n’y a pas de marées dans la Méditerranée, nous donnerons le nom de zone littorale à celle qui s’étend de la plage jusqu’à six mètres de profondeur. Cette zone, sur la côte du Gard, est constituée par un fond de sable gris très-fin. Il n’y a de rochers que ceux qui défendent les jetées du Grau-du-Roi.
La profondeur n’est pas partout la même ; elle est de 5 mètres à la limite ouest du département, puis elle descend à 4 mètres, en face du Grau-du-Roi ; remonte à 6 mètres un peu plus loin , revient de nouveau à 4 mètres vers le
phare de l’Espiguette et reste à ce point jusqu’au Rhône vif, qui borde le département à l’est. Les principaux genres de cette zone sont les suivants : Solen, Tellina , Donax , Maetra , Lutraria , Tapes , Cardium, Natica, Cerilliium pour les fonds sablonneux, et Pholas , Petrieola, Mytilus, Patella, Chitou, Fissurella, Aplysia , Littorina , Purpura pour les fonds rocheux.
A la zone littorale se rattache la zone des étangs, formée par les étangs du Repausset et du Repau ; étangs salés, dont la profondeur varie de 0ra85 à 2 mètres, et où l’on rencontre les genres Scrobicularia , Cardium , Auricula.
II. — La zone des Laminaires, ainsi nommée à cause de nombreux amas d’herbes marines qui s’y trouvent, s’étend, sur les côtes de l’Océan, du niveau de la basse mer à 27 mètres. Pour nous, elle s’étendra de 6 à 27 mètres.
Elle est constituée, pour le Gard, par du sable fin, gris, vers l’Ouest ; par de la vase molle, grise ou blanchâtre, en face du Grau ; par de la vase grise, aux environs du phare, enfin, par du sable fin, gris, à l’Est. De plus, il y a vers la partie occidentale du littoral un banc de rochers submergés à une profondeur moyenne de 9 mètres. Celle-ci est de 14 à 18 mètres à l’Ouest, de 12 à 24 en face du Grau et de 12 à 27 à l’Est. Les genres principaux de cette zone sont : Venus , Pinna, Modiola , Natica, Rissoa, Trochus , Nassa et les Céphalopodes tels que : les Seiches et les Calmars qui se plaisent au milieu des Zosteras.
III. — La zone des Corallines, où abondent les Zoophytes cornés, s’étend de 27 à 91 mètres. Elle est constituée, sur le littoral de notre département, par un fond de vase molle, grise ou blanche. La profondeur de 30 mètres à l’Ouest, passe à 38, puis à 53 mètres en face du phare, et vient à 34 et à 29 mètres, pour atteindre de nouveau le chiffre de 53 mètres. Les genres principaux qu’on y trouve sont': Corbula , Venus, Artémis, Nucula, Area , Lima, Pecten, Pileopsis, Chenopus, Murex, Triton , Ranella, Fusus, Buccinum.
IV. — Enfin, la quatrième zone est celle des coraux des eaux profondes, qui s’étend de 91 à 183 mètres. Mais cette zone est tout à fait dans la pleine mer, et n’appartient pas plus au Gard qu’aux départements voisins. On y trouve des Stétéropodes et Ptéropodes quinagent à la surface de la mer, et ce sont là des espèces qui appartiennent à une mer et non à un littoral. Qu’on les signale dans un ouvrage général, rien déplus juste; elles peuvent encore être admises dans le catalogue des mollusques d’une île. Mais on ne doit jamais les comprendre dans un catalogue tout local.
Tous les genres que nous venons de signaler peuvent être récoltés de deux façons : soit par les dragages (J), soit par les recherches sur le bord de la mer. On peut dire, en général, que toutes les espèces peuvent se retrouver sur la plage, où le remous des vagues les a amenées ; mais il est fort rare que ce soit avec les animaux, si ce n’est après les tempêtes et les orages. De plus, les bivalves ne sont pas toujours complètes, et les univalves sont aussi parfois fort endommagées. Il vaut toujours mieux recueillir les mollusques frais et vivants, afin d’être plus sûr, ensuite, de leur détermination.
(1) Voir de très-bons renseignements sur les dragages dans le Manuel de conchyliologie de Voodward, p. 143-162. Savy, édit., 1870.