IV. — V enfance <ï Adèle, — Après les vers
, Ainsi, quand notre espoir, ta tante l'Espagnole, Qui connut trop Tamour pour t'estimer frivole, Arrive, t'apportant un message adoré, Je crois te voir bondir comme un faon altéré, La presser, Tembrasser, et, si de chambre en chambre, Elle fuit, tu la suis tremblant de chaque membre, ' '
Gomme ce faon suivrait dans les bois de Vindsor Sa mère, implorant d'elle un peu de lait encor, Ce que j'ai dit, ce que j'ai fait, et mon visage. Et mon accent, s'il a semblé de bon présage, Tu veux tout.
Sainte-Beuve a piqué cette note :
« Ainsi Mèdée dans le poème des ^r^ona M/es, livre III,
Vill. — Récit : A Adèle, — Epigraphe ajoutée à ce du Purgatoire de Dante : -
Cantet^ aniat quod quisque: levant et carmina carû
(Galpurnius, ^c/o^., XI).
Après les vers :
« Déjà j'avais en vers chanté ton Epoux-roi. »
« En note : l
Ava$,ausens antique.
ET sinae victor hugo 65
< XV. — A la fin de cette pièce, qui commence par ces
Qui suis-je, et qu'ai-je fait pour être aimé de toi,
Pour être tant aimé, pour avoir de ta foi
Des g'ages si secrets, de si grands témoignages !
On lit :
(( On pourrait mettre à la pièce précédente cette épiaphe : Je vois que ce n'est pas moi que vous aimez, ads une idée qui vous appartient uniquement et que us avez rendue digne de vous,et trop peu ressemblante a chétive créature à qui vous en faites présent. Vous 3 réduisez enfin à ma juste valeur. J'espère cependant l'accoutumée à m'aimer et touchée de mes sentiments lUS ne m'en aimerez pas moins. »
{Lettre de M^^ de Staël à Jfme du Dejfand).