IV PRÉFACE
On peut en dire autant pour la plupart des maladies dont la contagion est admise par tout le monde, même quand on ne connaît pas la forme et le milieu primitif de leur microbe.
L'expérimentation nous a fourni les bases de l'hygiène publique ; c'est à l'observation de faire le reste, à elle de régler les mesures applicables dans les conditions sociales où nous vivons. En mettant en évidence les faits rigoureusement démontrés, nous pourrons compléter l'éducation hygiénique des populations, et attirer l'attention des pouvoirs publics qui, souvent, s'intéressent plus à la solution parlementaire d'une question de politique transcendante et abstraite qu'aux mesures capables de soustraire les individus aux influences nocives, de protéger leur santé et leur vie contre la négligence ou la routine.
J'ai donc pensé que la réunion, dans un même volume, d'un certain nombre d'études d'hygiène publique (1), études d'actualité à l'époque où elles furent faites, pourrait être de quelque utilité aux personnes que ces questions intéressent. Je les donne comme des essais, qui aideront peut-être à trouver la solution de questions hygiéniques importantes ; je serai trop heureux si elles peuvent y contribuer pour une part, quelque minime qu'elle soit.
(1) Ces études sont des communications faîtes, dans ces trois dernières années, soit à l'Académie de médecine, soit au ConseD d'hygiène publique et de salubrité du département de la Seine.
Auguste OLLIVIER.
Paris, 25 mars 1886.