VI PREFACE
temps avait effacé plus d'un détail. J'y ai retrouvé une nouvelle preuve de ce que je savais déjà : qu'il avait compris, probablement mieux que personne à celte époque, l'importance de l'hygiène rationnelle; qu'il en avait entrevu les procédés et qu'il ne lui manqua pour prendre une place importante, peut-être la première, parmi ceux qui ont le plus contribué à ses progrès, qu'un peu de temps. Comme le disait M. Bail, dans le discours prononcé sur sa tombe, « il nous quitte au moment même où ses travaux jusque-là dispersés allaient se résumer en un ouvrage vraiment important
et qui aurait donné la mesure de son talent Si
cet ouvrage avait pu recevoir la dernière main de son auteur, on aurait vu que nous possédions parmi nous, un médecin qui joignait à son expérience médicale et à son esprit pratique, des connaissances scientifiques de l'ordre le plus élevé. »
Chalvet fut un de mes meilleurs amis; je n'oserais pas affirmer que son enthousiasme communicatif n'a pas été pour quelque chose dans le goût que j'ai toujours ressenti pour les questions d'hygiène. Voilà pourquoi je me suis plu à rappeler son souvenir au début de ces nouvelles études.
Comme dans le précédent volume, j'ai été heureux d'utiliser les matériaux que me procure ma situation de médecin d'un hôpital d'enfants et de membre du Conseil d'hygiène de la Seine; j'ai pu ainsi connaître et constater des faits à similitudes nombreuses, souvent de même ordre. Pour l'étude comparative, la différence des buts et la multiplicité des points de vue est un incontestable avantage : autre chose est de s'occuper