PRÉFACE VII
d'un malade seulement en médecin, c'est-à-dire de l'assister armé des ressources de la science dans la lutte qu'il soutient, véritable lutte pour l'existence, en faisant abstraction du milieu et des conséquences de son mal à l'égard d'autrui ; autre chose est de s'en occuper en hygiéniste, c'est-à-dire en homme qui veut avant tout prévenir la multiplication et la répétition d'accidents semblables à ceux qui ont frappé le malade.
Des circonstances insignifiantes ou à peu près, lorsqu'on se place seulement au premier point de vue, acquièrent une importance capitale dans le second cas; et par contre-coup les renseignements que permet de recueillir la pratique médicale, la pratique hospitalière surtout, nous fournissent des indications et des rapprochements qui échapperaient complètement à des enquêtes purement administratives.
Ce volume, comme le précédent, est consacré surtout à l'hygiène de la population parisienne, à la prévention de ces maladies courantes que les anciens décrivirent souvent sous le titre : de morbis vulgaribùs. J'ai cherché dans l'étude des causes les moyens de combattre d'une manière efficace l'éclosion et la propagation de nombreuses affections qui sévissent le plus fréquemment dans les classes populaires et frappent de préférence les enfants.
Auguste OLLIVIER.
Paris, 10 août 1888.